« Ce qui fait les affaires, avant tout, c’est d’abord vos idées, votre capacité, votre volonté de vouloir transformer ce qui vous a permis de travailler, en créant des produits. »
A l’occasion du ZES Forum, Eustache Kotingan, président du Conseil national du patronat du Bénin (CNP-Bénin), a partagé sa vision du rôle des zones économiques spéciales dans la transformation du tissu productif national. Pour lui, l’industrialisation ne repose pas uniquement sur les infrastructures et les investissements mobilisés. Elle prend d’abord sa source dans les idées, la volonté d’entreprendre et la capacité des acteurs économiques à transformer leurs activités en véritables unités de production. « La zone économique spéciale nous donne l’occasion d’entrer dans l’industrie et de rechercher une place plus importante dans ce qui se prépare pour demain », a-t-il souligné, mettant ainsi en avant les possibilités qu’offre cet espace aux entreprises béninoises désireuses de s’engager dans la production industrielle. Dans cette perspective, il a réaffirmé le soutien du patronat aux initiatives en cours : « Le patronat du Bénin soutient tout ce qui se fait aujourd’hui dans la zone et encourage les investisseurs à y développer leurs activités ».
La zone économique spéciale représente ainsi une opportunité pour les entreprises béninoises de franchir un nouveau cap : passer d’activités essentiellement commerciales ou de services à une plus grande implication dans la production industrielle.
Dans cette dynamique, le patronat entend jouer un rôle de soutien et de mobilisation des acteurs économiques. Eustache Kotingan a réaffirmé le soutien du CNP-Bénin aux initiatives engagées dans la zone, tout en encourageant les investisseurs à saisir les opportunités qui s’y présentent.
Mais au-delà des investissements et des ambitions affichées, une question demeure : comment faire en sorte que les entreprises béninoises deviennent de véritables acteurs de cette dynamique industrielle et pas seulement des bénéficiaires indirects de son développement ?
Source : Cadreco

