Le premier trimestre 2026 confirme la montée en puissance des recettes publiques dans l’espace UEMOA. D’après la note de conjoncture économique régionale publiée en juillet, les États membres ont mobilisé 5 496,4 milliards de FCFA de recettes budgétaires, contre 5 022,7 milliards de FCFA un an plus tôt. En l’espace de trois mois, les administrations publiques ont ainsi généré 473,7 milliards de FCFA supplémentaires, soit une progression de 9,4 %.
Portées par un net renforcement de la mobilisation fiscale, les finances publiques des États membres de l’UEMOA ont enregistré une progression significative au premier trimestre 2026. Les recettes budgétaires totales de l’Union ont augmenté de 9,4 % sur un an, atteignant 5 496,4 milliards de FCFA. Une dynamique qui confirme la résilience des économies de l’espace communautaire, même si les recettes non fiscales demeurent orientées à la baisse. Cette performance est soutenue par les principales économies de l’Union.
La Côte d’Ivoire demeure le principal contributeur à cette hausse avec un supplément de 219,1 milliards de FCFA, correspondant à une progression de 9,9 %. Le Sénégal suit avec une augmentation de 109,4 milliards (+10,6 %), tandis que le Burkina Faso enregistre une croissance de 86,3 milliards (+11,8 %). Le Togo (+27,4 milliards ; +12,8 %), le Niger (+23,9 milliards ; +8,2 %) et le Bénin (+8,4 milliards ; +1,7 %) participent également à cette dynamique régionale. Seule la Guinée-Bissau affiche une évolution négative, avec un recul de 0,8 milliard de FCFA, soit une baisse de 2,5 %. L’amélioration observée repose essentiellement sur les recettes fiscales, véritable moteur des finances publiques de l’Union.
Celles-ci ont progressé de 658 milliards de FCFA, soit une hausse de 15,2 % sur un an. Tous les États membres ont enregistré des résultats positifs dans ce domaine. La Côte d’Ivoire domine une nouvelle fois avec 384 milliards de FCFA de recettes fiscales supplémentaires (+21,5 %), devant le Sénégal (+116,2 milliards ; +12 %), le Burkina Faso (+98 milliards ; +15,6 %), le Togo (+27,9 milliards ; +13,4 %), le Niger (+21,2 milliards ; +8,1 %), le Bénin (+9,5 milliards ; +2,1 %) et la Guinée-Bissau (+1,2 milliard ; +4,6 %).
Par contre, les recettes non fiscales continuent de freiner la progression globale. Elles reculent de 25 milliards de FCFA à l’échelle de l’Union, soit une baisse de 5,1 %. Ce repli est principalement imputable à la Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Togo et au Niger. Quelques pays parviennent toutefois à inverser cette tendance. Le Bénin enregistre une hausse de 3,9 milliards de FCFA (+8,4 %), devant le Burkina Faso (+2,9 milliards ; +4,1 %) et la Guinée-Bissau (+0,9 milliard ; +20,2 %).
Ces résultats témoignent de l’amélioration de la capacité des États de l’UEMOA à mobiliser leurs ressources internes. Ils illustrent également les progrès réalisés dans le renforcement des administrations fiscales, qui constituent un levier essentiel pour financer les politiques publiques, soutenir les investissements et consolider les équilibres budgétaires de l’Union.
Par Bidossessi WANOU

