La 7ᵉ édition de la Foire Made in Togo est officiellement lancée. Après l’ouverture des portes au public le 3 juillet, la cérémonie officielle s’est tenue ce 6 juillet au Centre togolais des expositions et foires (CETEF-Togo 2000), en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’opérateurs économiques, d’institutions partenaires et d’acteurs du secteur privé.
Placée sous le thème « La transformation locale, un levier pour le développement de l’économie togolaise », cette édition entend dépasser la simple promotion des produits locaux pour faire du consommer local un véritable moteur de création de richesses, d’emplois et de souveraineté économique.
En procédant à l’ouverture officielle, le ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki, a insisté sur la nécessité de changer de paradigme. « Il ne s’agit plus seulement de promouvoir les produits locaux, mais de comprendre comment leur consommation peut devenir le moteur de la transformation économique profonde et durable de notre pays », a-t-il déclaré.
Selon le ministre, exporter les matières premières sans les transformer revient à exporter des emplois et à renoncer à une importante valeur ajoutée. Il a ainsi appelé les différents acteurs à renforcer la transformation industrielle locale afin de retenir davantage de richesses sur le territoire national.
« Transformer ce que nous produisons et consommer ce que nous produisons, c’est garantir des emplois durables à notre jeunesse et affirmer notre souveraineté économique. Le consommer local n’est plus une option politique ni un slogan à la mode : c’est une nécessité économique », a-t-il affirmé.
Plus de 212 exposants réunis
Ouverte depuis le 3 juillet, la foire se poursuit jusqu’au 12 juillet avec plus de 212 exposants, confirmant l’intérêt grandissant des entreprises et des producteurs pour cette vitrine nationale.
Pour le directeur général du CETEF-Togo 2000, Alexandre De Souza, cette mobilisation traduit une évolution constante de la production locale. « Nous constatons que nos producteurs ont énormément progressé, aussi bien sur la qualité des produits que sur leur présentation. D’année en année, les efforts de professionnalisation sont visibles », a-t-il souligné.
Le responsable du CETEF invite désormais les Togolais à faire du consommer local un acte concret plutôt qu’un simple discours.
« L’engagement ne doit plus rester une déclaration. Il doit se traduire par des actes d’achat. Acheter le riz de Kovié, de Mango ou d’autres terroirs, choisir les prodministreBadanam PATOKIuits fabriqués au Togo, c’est soutenir directement notre économie », a-t-il lancé.
Des innovations qui illustrent le potentiel du Made in Togo
Au-delà des produits agroalimentaires, textiles et artisanaux, cette 7ᵉ édition met également en lumière les innovations technologiques développées localement.
Parmi les stands les plus remarqués figure celui d’une entreprise togolaise spécialisée dans l’assemblage d’ordinateurs conçus au Togo. Le promoteur ambitionne de créer, dans les prochaines années, plus de 3 000 emplois, illustrant ainsi le potentiel industriel et technologique du pays.
Pour le gouvernement, ces initiatives démontrent que le Made in Togo ne se limite plus aux produits traditionnels mais s’étend désormais à des secteurs innovants capables de renforcer la compétitivité nationale.
Une foire au service de l’économie locale
Au programme de cette édition figurent des expositions, des panels de réflexion, des journées de dégustation de mets locaux, des journées thématiques consacrées aux spécialités culinaires togolaises ainsi que diverses animations culturelles.
Les organisateurs invitent la population, les touristes et les visiteurs à fréquenter massivement la foire afin de découvrir la diversité du savoir-faire togolais et de soutenir les producteurs à travers leurs achats.
« Le Made in Togo, c’est toute la richesse de la production nationale réunie en un seul lieu. Celui qui veut découvrir ce que le Togo produit de meilleur doit venir au CETEF-Togo 2000, apprécier, encourager et surtout acheter », a conclu Alexandre De Souza.
A travers cette 7ᵉ édition, les autorités entendent faire de la consommation locale un véritable levier de développement économique, en rapprochant producteurs et consommateurs autour d’une même ambition : bâtir une économie plus résiliente, créatrice d’emplois et davantage fondée sur la valorisation des richesses nationales.
Par Helene Martelot

