La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a approuvé, lors de sa 99ᵉ session ordinaire tenue le 6 juillet 2026 sous la présidence du Dr George Agyekum Donkor, un ensemble de financements totalisant plus de 417 millions de dollars. Cinq opérations, issues des secteurs public et privé, ont été retenues afin de consolider les infrastructures, la santé, le logement, le secteur minier, la résilience financière et la connectivité régionale en Afrique de l’Ouest.
Parmi les principaux engagements figure une enveloppe de 260 millions USD destinée à la réalisation d’un tronçon de 123 kilomètres de la route transsaharienne au Nigéria. Ce projet vise à améliorer la fluidité des échanges, réduire les coûts logistiques et promouvoir l’intégration économique sous‑régionale. La BIDC a également accordé une ligne de crédit de 10 milliards FCFA à la Banque de l’Habitat de Côte d’Ivoire (BHCI) pour renforcer le financement du logement et soutenir les PME engagées tout au long de la chaîne de valeur de la construction.
Dans le domaine de la santé, 80 millions d’euros seront mobilisés pour la conception, la construction, l’équipement et la maintenance de l’hôpital régional de Ferkessédougou (150 lits) en Côte d’Ivoire, via un partenariat public‑privé. Par ailleurs, 12,82 milliards FCFA sont destinés à la rénovation, l’exploitation et la maintenance de l’Immeuble Symphonie à Abidjan, projeté pour accueillir le ministère de la Justice.
Enfin, la BIDC octroie 47,4 millions USD à Azumah Resources Ghana Limited pour l’acquisition d’équipements de traitement à long délai de livraison et le financement des activités initiales du projet aurifère Black Volta, contribuant ainsi à l’accélération d’une nouvelle exploitation minière au Ghana.
Ces décisions s’inscrivent dans la Stratégie GRO (Croissance, Résilience et Optimisation) de la BIDC, qui privilégie les infrastructures structurantes, le développement du capital humain, la montée en puissance du secteur privé et l’intégration régionale. Selon le Dr Donkor, ces investissements à fort impact renforceront la compétitivité régionale, stimuleront la création d’emplois et amélioreront les conditions de vie des populations ouest‑africaines.

