Le Projet de restructuration et de renforcement du système de répartition et de distribution de la Sbee (Presredi) affiche des résultats jugés satisfaisants par la Bad. Les infrastructures sont largement réalisées, cependant plus de 3 mille branchements restent à effectuer avant la clôture proposée pour septembre 2026.
Le réseau électrique béninois continue de s’étendre. À fin juin 2026, le Projet de restructuration et de renforcement du système de répartition et de distribution (Presredi) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) a permis d’achever et de mettre en service les travaux dans 83 localités, avec 6 289 raccordements de ménages réalisés. Le rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (Eer) de la Banque africaine de développement (Bad) juge globalement satisfaisants les effets et les produits du projet.
Les principales infrastructures affichent des niveaux de réalisation élevés. Les sous-stations 63/15 kV d’Akpakpa et de Gbégamey ont été étendues et renforcées, notamment avec l’installation de nouveaux transformateurs de 40 MW et 40 MVA respectivement. Les deux ouvrages sont achevés, réceptionnés et exploités par la Sbee.
Le projet a également permis de construire 137,8 km de lignes à moyenne tension, dépassant de 31,24 % la cible de 105 km. Le réseau à basse tension atteint 270,88 km sur les 279 km prévus, soit un taux de réalisation de 97,09 %. À cela s’ajoutent 140 postes de transformation moyenne tension/basse tension installés et mis en service sur 148 attendus.
L’éclairage public progresse également, avec 1 447 foyers installés et mis en service sur un objectif de 2 000, soit 72,35 % de réalisation.
3 711 branchements encore attendus
Le raccordement des ménages constitue toutefois le principal chantier restant. Sur les 10 000 branchements prévus, 6 289 ont été réalisés à fin juin 2026, soit 62,89 %, indique le rapport. Il reste donc 3 711 branchements, y compris la pose des compteurs d’énergie, à effectuer pour atteindre la cible du projet. La Bad estime que cet objectif peut encore être atteint avec l’accélération des opérations restantes.
Le projet a par ailleurs généré 227 emplois, contre une cible de 130, soit un taux de réalisation de 174,62 %. Treize stagiaires ont également été encadrés par l’unité de gestion du projet, sur une cible de 15.
Si les réalisations physiques sont importantes, le niveau de décaissement appelle davantage d’attention. À fin juin, le taux de décaissement des ressources du Fonds africain de développement (Fad) était de 49,88 %. Le rapport classe le décaissement parmi les critères « partiellement insatisfaisants ». Le taux global de décaissement des deux prêts du Fad s’établissait à 48,21 %.
Ce retard est notamment lié à la livraison des équipements électriques. Au moment de la supervision, 67 % des équipements concernés par la réallocation de ressources avaient été livrés, les 33 % restants étant attendus au plus tard le 17 juillet 2026. Selon le rapport, l’achèvement des livraisons et la réception des derniers travaux pourraient permettre de porter le taux de décaissement à plus de 90 %.
La date de clôture du financement, initialement fixée au 30 juin 2026, fait ainsi l’objet d’une proposition de prorogation de trois mois, jusqu’au 30 septembre 2026. Cette période supplémentaire doit permettre d’achever les activités restantes et d’effectuer les décaissements correspondants.
Par Aké MIDA

