Les signaux sont au vert dans les institutions de microfinance (IMF) en 2025 dans l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA). D’après le rapport annuel 2025 de la BCEAO, publié le 22 juillet 2026, les dépôts collectés par les IMF ont augmenté au cours de l’année dernière.
Les dépôts collectés par les institutions de microfinance ont progressé de 13,6 % sur un an, passant de 2 459 milliards FCFA en décembre 2024 à 2 793,1 milliards FCFA en décembre 2025. Les dépôts à vue représentent 55,5 % des ressources collectées, devant les dépôts à terme (22,7 %) et les autres dépôts (21,8 %). Sur le volet du crédit, l’encours a augmenté de 9 % en glissement annuel, pour atteindre 2 937,2 milliards FCFA à fin 2025, contre 2 695,2 milliards FCFA un an auparavant. Les financements à court terme représentent 45,8 % du portefeuille, tandis que les crédits à moyen et long terme comptent respectivement pour 35,6 % et 18,6 %.
Forte augmentation des activités des IMF
Malgré cette situation, les IMF de l’UMOA ont poursuivi leur développement en 2025, avec une progression de leur activité d’intermédiation financière. Les encours des dépôts collectés et des crédits distribués ont atteint respectivement 2 793,1 milliards FCFA et 2 937,2 milliards FCFA à fin décembre 2025.
Amélioration de la qualité de leur portefeuille
Les institutions de microfinance de l’UMOA ont amélioré la qualité de leur portefeuille en 2025, avec un taux brut de dégradation ramené à 7,5 % contre 8,9 % un an plus tôt. Ce niveau demeure toutefois supérieur à la norme de 3 %. La qualité du portefeuille de crédits des institutions de microfinance (IMF) de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) s’est améliorée en 2025, mais demeure éloignée du seuil réglementaire. Le taux brut de dégradation du portefeuille s’est établi à 7,5 % à fin décembre 2025, contre 8,9 % un an plus tôt, selon le rapport annuel 2025 de la BCEAO publié le 22 juillet. Ce niveau reste toutefois supérieur à la norme maximale de 3 % fixée pour le secteur.
Par Falco VIGNON

