La Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (CCI Bénin) prépare une nouvelle étape de son action en faveur du secteur privé. Réunis vendredi 18 septembre 2026 à Cotonou au siège de l’institution, les élus consulaires ont ouvert la deuxième session ordinaire de l’année. Consacrée à l’examen et à la validation du budget 2027 de l’institution, la session a également permis de préciser les priorités de l’institution en matière d’accompagnement des entreprises et de formalisation de l’économie.
La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin entend renforcer son rôle auprès des entreprises. À l’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’Assemblée consulaire le vendredi 18 septembre, son président, Arnaud Akakpo, a rappelé la mission première de l’institution : être au service du secteur privé et apporter des réponses concrètes aux besoins des entreprises. Cette orientation s’inscrit dans les nouvelles priorités du ministère du Commerce intérieur et de la Formalisation de l’économie.
« Notre raison d’être, ce sont les entreprises. Notre responsabilité est de les écouter, les accompagner, de renforcer leurs capacités, de faciliter leur accès aux opportunités et de porter leurs préoccupations auprès des pouvoirs publics », a déclaré Arnaud Akakpo. Il a expliqué que l’ambition de la CCI Bénin est de faire de l’institution un véritable centre de services de référence pour les entreprises, capable d’apporter des réponses concrètes aux différentes étapes de leur développement.
Cette ambition passe notamment par la formalisation de l’économie. La CCI Bénin entend contribuer à l’élargissement du tissu des entreprises formelles au Bénin. Pour son président, cette formalisation doit toutefois être perçue comme une démarche créatrice de valeur et non comme une simple obligation administrative.

À cette priorité s’ajoute l’amélioration du dialogue avec le secteur privé. « La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin doit demeurer un espace privilégié de dialogue avec le secteur privé », a souligné Arnaud Akakpo. Il s’agit pour la Chambre de faire remonter les préoccupations des entreprises, mais aussi de contribuer à la recherche de solutions concrètes.
Ces orientations trouvent leur traduction dans le projet de budget 2027 soumis à l’examen des élus consulaires.
Pour le président de la CCI Bénin, le budget ne se limite pas à une série de chiffres. « Le budget est d’abord l’expression de nos choix et de nos priorités. Derrière les chiffres que nous examinerons tout à l’heure, il y a des entreprises à accompagner, des services à améliorer, des régions à couvrir, des opportunités à créer et des résultats à atteindre », a-t-il rappelé.
Le budget doit ainsi permettre d’accompagner davantage les entreprises, d’améliorer les services, de renforcer la couverture territoriale et de créer de nouvelles opportunités. L’enjeu est donc de veiller à ce que les choix budgétaires soient en cohérence avec le Plan stratégique 2030 de la CCI Bénin, les orientations du ministère de tutelle et les attentes des entreprises.
Du côté du gouvernement, le projet de budget 2027 bénéficie d’un regard favorable quant à son orientation. La ministre du Commerce intérieur, en charge de la Formalisation de l’économie, Alimatou Shadiya Assouman, a indiqué avoir relevé un montant de 6,6 milliards de francs CFA, avec une priorité davantage accordée à l’investissement. « Au-delà du montant, j’ai surtout noté le courage de son orientation. Moins de fonctionnement et plus d’investissement », a-t-elle relevé, saluant cette évolution dans la structure du budget.
La ministre a toutefois appelé à maintenir la rigueur dans l’exécution des ressources. Elle a particulièrement insisté sur « la transparence et la traçabilité absolue dans l’exécution des 2,1 milliards d’investissements », tout en mettant l’accent sur l’efficacité et l’équité dans le choix des projets.
Au-delà des chiffres, la ministre a fixé deux grandes orientations devant guider les actions de la CCI Bénin : la lutte contre l’extrême pauvreté et le développement équilibré des territoires, deux priorités du gouvernement. Elle a notamment invité la Chambre à mesurer l’impact de chacune de ses actions sur les petits commerçants, les jeunes entrepreneurs et les femmes transformatrices.
À l’issue de cette session, l’enjeu pour la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin est donc de transformer les orientations budgétaires en actions concrètes au profit des entreprises. Pour le gouvernement, la Chambre devra désormais démontrer son utilité à travers des résultats mesurables en matière de formalisation, de développement des entreprises et de création d’emplois.
Par Bernisse ADANKON

