Progressivement, le Bénin se fait une place dans le concert des nations les plus engagées dans la gouvernance responsable de l’intelligence artificielle. Selon le Global Index on Responsible AI (GIRAI) 2026, publié par le Global Center on AI Governance, le Bénin se classe cinquième en Afrique et 59ᵉ au niveau mondial.
Dans le concert des nations se distinguant dans le domaine de l’intelligence artificielle, le Bénin s’affirme. En témoigne le nouveau classement qui le place dans le Top5 des pays africains les plus performants. Publié le 8 juillet 2026 par le Global Center on AI Governance, le Global Index on Responsible AI (GIRAI) 2026 place le Bénin au cinquième rang africain et à la 59ᵉ place mondiale sur 135 pays et territoires évalués. Le Bénin se positionne derrière le Nigeria, l’Égypte, le Kenya et le Ghana, tout en devançant plusieurs économies africaines engagées dans leur transformation numérique, notamment le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, l’Éthiopie et le Sénégal. Ce classement distingue les États qui mettent en place des politiques et des mécanismes destinés à favoriser une utilisation responsable de l’intelligence artificielle.
L’indice repose sur 38 indicateurs répartis autour de cinq dimensions : l’inclusion et la diversité, l’éthique et la durabilité, les compétences et la main-d’œuvre, la confiance et la sécurité, ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle dans les services publics. L’évaluation prend également en compte trois piliers : les politiques nationales consacrées à l’intelligence artificielle, la participation des organisations de la société civile et les conditions favorables au développement de cette technologie. La cinquième place africaine obtenue par le Bénin semble traduire les progrès réalisés dans la structuration de son environnement numérique et dans la mise en place d’un cadre propice au développement responsable des technologies émergentes.
Une Afrique encore en retrait
À l’échelle continentale, le Nigeria occupe la première place avec un score global de 45,93 points, ce qui lui vaut le 38ᵉ rang mondial. L’Égypte suit avec 41,3 points, devant le Kenya, le Ghana et le Bénin. Le Maroc se classe sixième en Afrique, devant la Côte d’Ivoire, le Rwanda, l’Éthiopie et le Sénégal, qui complète le Top 10 continental. Malgré ces performances, le rapport souligne que la gouvernance responsable de l’intelligence artificielle demeure globalement limitée sur le continent. Les 39 pays africains couverts par l’étude affichent un score moyen de 21,79 points sur 100, un résultat inférieur à la moyenne mondiale, établie à 35 points.
Une IA au service des populations
À travers ce classement, le Global Center on AI Governance entend mesurer la capacité des États à créer un environnement où l’intelligence artificielle est développée dans le respect des principes éthiques, des droits humains et de l’inclusion. Le rapport rappelle que cette gouvernance influencera largement la manière dont l’intelligence artificielle contribuera au développement économique et social, à l’amélioration des services publics, de l’éducation, de la santé, de l’emploi ou encore de l’accès à l’information. À l’échelle mondiale, la Norvège occupe la première place du classement avec 74,20 points, devant l’Italie, l’Irlande, la France et les Pays-Bas.
Par S.T.

