À la fin de l’année 2025, le secteur de la microfinance au Burkina Faso se distingue par une croissance notable, avec 50 institutions de microfinance de grande taille totalisant un bilan global de 889,418 milliards FCFA, soit une progression de 18,5 % par rapport à 2024, selon le Rapport annuel 2025 de la Commission Bancaire de l’UEMOA.
En tête de ce dynamisme, la Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB) confirme sa position de leader national et régional avec un total bilan de 177,801 milliards FCFA. Ce résultat la place première parmi les 226 institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (IMCEC) de la zone UEMOA, occupant une part de marché significative aussi bien au Burkina qu’à l’échelle sous-régionale.
Le paysage des IMF de grande taille burkinabè regroupait à cette date 50 établissements, composés de 13 sociétés, 2 associations et 35 IMCEC. Ces acteurs captent aujourd’hui 19,1 % du total bilan de ce segment enregistré dans l’Union. Même si le Burkina arrive troisième derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire en nombre et en volume d’IMF de grande taille, sa contribution reste stratégique.
La FCPB domine nettement le classement des IMF burkinabè avec près de 20 % du marché national. Derrière elle, Baobab Burkina (66,250 milliards FCFA) et Cofina-Burkina (64,564 milliards FCFA) complètent le podium, suivis par ACEP Burkina et la CODEC Ouaga. Ce Top 10 concentre plus de la moitié du total bilan des IMF de grande taille du pays, soit 499,482 milliards FCFA.
Au plan régional, la Faîtière confirme sa force, se positionnant troisième parmi l’ensemble des 293 IMF de grande taille de l’UEMOA, derrière Baobab Côte d’Ivoire et Baobab Sénégal. La région enregistre une augmentation globale de 11,5 % de ses actifs, atteignant 4 661,5 milliards FCFA, soutenue par un accroissement du nombre d’institutions.
Cette performance souligne non seulement la robustesse de la FCPB, mais aussi l’importance grandissante du secteur de la microfinance dans le développement économique de la région.

