Après le succès des deux premières phases soldées par le décaissement de plus de 47 milliards FCFA, le gouvernement béninois déploie la troisième étape du programme microcrédit Alafia. La décision a été prise à la faveur du Conseil des ministres en sa séance du mercredi 24 septembre 2025. Avec des prêts désormais portés à 200.000 FCFA, un taux d’intérêt réduit et de nouveaux partenaires financiers, cette phase vise à élargir l’accès au financement pour les populations à faibles revenus.
B.W.
Selon le Conseil des ministres, depuis son lancement, le microcrédit Alafia a suscité un véritable engouement auprès des bénéficiaires. Au 31 août 2025, le rapport d’exécution fait état de 47,4 milliards FCFA déjà décaissés sous forme de crédits allant de 30.000 à 100.000 FCFA. Ces financements ont contribué à soutenir de nombreuses activités génératrices de revenus et à renforcer l’autonomie économique des bénéficiaires, en majorité des femmes et des jeunes. A la suite des préoccupations exprimées par les bénéficiaires et tenant compte des réalités actuelles du marché, le gouvernement a décidé d’augmenter le plafond des prêts. Désormais, il sera possible d’obtenir un crédit de 200.000 FCFA, remboursable sur 12 mois avec un taux d’intérêt plafonné à 8% l’an (soit 4% pour 6 mois).
Cette évolution marque une volonté claire d’offrir aux bénéficiaires une capacité d’investissement plus conséquente et mieux adaptée à leurs projets. Afin d’accroître l’efficacité du dispositif et d’atteindre un plus grand nombre de demandeurs, le gouvernement a également décidé d’élargir le réseau des Systèmes financiers décentralisés (SFD) partenaires. Aux 14 structures déjà impliquées, viendront s’ajouter 6 nouveaux SFD, portant ainsi le total à 20. Cette mesure permettra de renforcer la proximité du service et d’élargir la couverture géographique du programme. Autre nouveauté, le taux de la prime d’assurance appliqué aux crédits connaît une baisse significative. Fixé auparavant à 1,2%, il passe désormais à 0,35% du montant du crédit pour toutes les phases du programme. Ce réajustement vise à alléger encore davantage les charges des bénéficiaires et à rendre le microcrédit plus attractif.

