Réunis à Accra les 2 et 3 juin 2026, les acteurs publics et privés du secteur agricole, aux côtés de la CEDEAO, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, participent à une table ronde régionale destinée à mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre d’un programme d’investissement en faveur de la production rizicole en Afrique de l’Ouest pour l’autosuffisance d’ici 2035. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la vice-présidente de la République du Ghana, la Professeure Jane Naana Opoku-Agyemang. Plusieurs personnalités ont pris part aux travaux, notamment Eric Opoku, ministre ghanéen de l’Alimentation et de l’Agriculture, Thomas Nyarko Ampem, vice-ministre des Finances du Ghana, Guangzhe Chen, vice-président de la Banque mondiale pour le Développement durable, ainsi que Richard Ofori-Mante du Département du financement de l’agriculture et du développement rural de la BAD.
Placée sous le thème « Mobiliser les ressources pour atteindre l’autosuffisance du riz en Afrique de l’Ouest », cette rencontre est organisée par le Département des affaires économiques et de l’agriculture de la Commission de la CEDEAO avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD). L’événement vise à mobiliser des financements publics, privés et mixtes afin d’accélérer la mise en œuvre d’une stratégie régionale d’investissement dans la filière rizicole. L’objectif est de permettre à l’espace communautaire d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2035. La rencontre a été marquée par la présentation de la « Vision pour l’autosuffisance du riz en Afrique de l’Ouest d’ici 2035 » par le commissaire aux Affaires économiques et à l’Agriculture de la CEDEAO, Dr Kalilou Sylla. Dans son intervention, le président de la Commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, a rappelé les ambitions de l’organisation régionale. « L’ambition de la CEDEAO est de mettre en place des systèmes agroalimentaires compétitifs, inclusifs et durables qui renforcent la souveraineté alimentaire, créent des emplois et favorisent la prospérité partagée tout en assurant l’autosuffisance régionale en riz d’ici 2035 », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette table ronde constitue « un moment décisif » et doit servir de « catalyseur pour l’action » en faveur du développement de la filière rizicole dans la sous-région.
Procédant au lancement officiel des travaux au nom du président ghanéen, John Dramani Mahama, la vice-présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a souligné que les discussions dépassent la seule question du riz. Elle a indiqué que cette rencontre place au cœur des débats « les défis de la transformation économique et de l’intégration régionale », tout en mettant en avant « la capacité de l’Afrique à affirmer son autonomie et à se développer dignement ».
Les conclusions de cette table ronde devraient permettre d’identifier les mécanismes de financement et les partenariats nécessaires à la concrétisation de la vision régionale d’autosuffisance en riz portée par la CEDEAO.

