Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 17 septembre 2025, le gouvernement a décidé de la création d’un Fonds d’Investissement communal (FIC) en remplacement du Fonds d’Appui au Développement des Communes (FADeC). Ce nouvel instrument vise à renforcer la mobilisation de ressources financières et à améliorer la capacité d’investissement des collectivités territoriales.
Bidosssessi WANOU
Le gouvernement justifie la mise en place du Fonds d’investissement communal (FIC) par la nécessité d’offrir aux communes et aux établissements publics de coopération intercommunale un cadre plus moderne et plus performant de gestion des appuis financiers. L’ambition est claire : renforcer les capacités d’investissement local pour assurer un développement équilibré du pays, porté par les collectivités décentralisées.
Le FIC se positionne ainsi comme un mécanisme innovant, permettant aux communes d’accéder à des sources additionnelles de financement et de bénéficier d’un meilleur suivi des projets financés. Il collectera également, pour le compte des communes, les rétrocessions de l’État issues de la fiscalité partagée. Entre autres missions, le Fonds d’Investissement communal devra offrir des services et mécanismes adaptés aux besoins en financements additionnels des communes ; garantir transparence et équité dans l’octroi des fonds, conformément au principe de péréquation ; appuyer le développement des compétences locales, notamment en matière d’analyse financière et de montage de dossiers ; assurer le suivi des financements octroyés pour en garantir la pertinence et l’impact sur le développement durable local ; évaluer les projets financés afin d’en mesurer les résultats.
En plus de mobiliser et de transférer les ressources, le FIC sera habilité à gérer certains financements, y compris par le biais de placements financiers. Il collectera et administrera aussi bien les financements intérieurs que les appuis extérieurs destinés aux communes. Toutefois, les conventions directes signées entre une collectivité et un partenaire international, comme les jumelages, resteront en dehors de son champ d’action.
Avec l’adoption de ses statuts par le Conseil des ministres, le FIC bientôt opérationnelle, renforcera la nouvelle dynamique en matière de gouvernance locale au Bénin. Il s’inscrit dans la volonté du gouvernement de doter les communes de moyens accrus pour impulser leur développement et consolider le processus de décentralisation.

