Le projet d’aménagement de la route Djougou – Péhunco – Kérou – Banikoara enregistre un taux global moyen d’exécution physique de 69,42 % en décembre 2025. Si certains retards persistent, le projet reste en bonne voie pour désenclaver les bassins cotonniers et céréaliers et renforcer la sécurité alimentaire.
Les travaux d’aménagement de la route Djougou – Péhunco – Kérou – Banikoara, essentiel pour le désenclavement des zones cotonnières et céréalières du Bénin, connaissent une avancée significative malgré des défis opérationnels. L’évaluation menée lors d’une mission de terrain du 17 novembre au 3 décembre 2025, montre que les trois lots de travaux routiers enregistrent un taux moyen d’exécution physique de 69,42 %, avec 67,27 % pour le lot 1, 63,28 % pour le lot 2 et 85,08 % pour le lot 3.
Selon le Rapport sur l’état d’exécution et sur les résultats (Eer) du projet en date du 8 décembre 2025 publié par la Banque africaine de développement (Bad), partenaire financier du projet, 38,56 km de routes ont été bitumés en 2025 sur une prévision annuelle de 67,20 km, pour un total prévu de 209,68 km à la fin du projet.
Les retards constatés sont attribuables aux lenteurs dans l’acquisition des travaux connexes et à l’épuisement du délai contractuel pour le lot 3. Mais, des mesures correctives ont été adoptées, notamment la prorogation des délais contractuels et l’élaboration de plannings actualisés.
Impact socio-économique
Ce projet, qui est dans septième année de mise en œuvre, vise à améliorer le niveau de service de la route, désenclaver les bassins cotonniers et céréaliers, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer l’accessibilité aux infrastructures de transport et aux services sociaux.
Dans le cadre du programme d’employabilité des jeunes, 280 jeunes ont été formés aux métiers du Btp, dont 61 femmes, dépassant les cibles initiales. Les activités de sensibilisation à la sécurité routière, à la protection de l’environnement et à la santé publique sont en cours, avec le recrutement de consultants spécialisés et des campagnes pilotées par le Centre national de sécurité routière (Cnsr).
Les indicateurs liés aux effets et à l’impact du projet indiquent que les objectifs finaux sont en bonne voie de réalisation, bien que leurs effets ne soient pas encore pleinement visibles à ce stade de la mise en œuvre.
Les indicateurs liés à l’impact du projet montrent que les objectifs finaux, tels que la réduction des coûts d’exploitation des véhicules et l’amélioration de l’accessibilité rurale, sont « en bonne voie » de réalisation, bien que leurs effets ne soient pas encore pleinement visibles à ce stade de la mise en œuvre. Les travaux de forages pour l’accès à l’eau potable et la création de retenues d’eau pour le maraîchage sont en phase d’acquisition et devraient contribuer à l’amélioration des conditions de vie dans les zones d’intervention.
Défis et mesures correctives
Le rapport identifie plusieurs risques majeurs à savoir l’accentuation du retard des travaux, les lenteurs dans les acquisitions et le risque de suspension des décaissements. Pour y remédier, le projet a prévu : l’accélération des travaux routiers via l’optimisation des moyens mobilisés, la mise à jour des procédures d’acquisition et la soumission rapide du plan de travail et budget annuel (Ptba) 2026 et des rapports d’audit.
Malgré un glissement du calendrier initial, ces mesures correctives visent à maintenir le cap sur l’atteinte des objectifs de développement, malgré les contraintes rencontrées. Le rapport souligne que l’état d’exécution global reste satisfaisant et que le projet conserve sa pertinence stratégique pour le développement économique du Bénin.
Par Aké MIDA

