Les Béninois étaient aux urnes le dimanche 12 avril 2026 pour désigner un nouveau Président de la République. Au terme du scrutin, c’est le duo constitué par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata qui l’a emporté avec un score soviétique, soit plus de 94 % des suffrages exprimés, contre 5 % pour le duo challenger.
Romuald Wadagni ou un destin singulier ? Ce candidat, qui sort vainqueur de l’élection présidentielle du dimanche, selon les grandes tendances irréversibles de la Commission électorale nationale autonome (CENA), s’impose comme l’homme des grandes premières. En effet, il sera le premier à accomplir un mandat de sept ans renouvelables à l’ère du renouveau démocratique au Bénin.
Romuald Wadagni est également le premier candidat à remporter une élection par knock-out (K.O.) dès sa première participation en République du Bénin. Un K.O. sans équivoque, au regard du score enregistré ; 94,05 %, soit quasiment la totalité des suffrages, avec un taux de participation impressionnant de 58,75 %, comparé à celui observé ces dernières années lors des différentes échéances électorales.
Romuald Wadagni, porteur de l’ambition d’aller « Plus loin ensemble » avec les Béninois, a su séduire. Jeune (à peine 50 ans), ambitieux et engagé … Il a mené une campagne ancrée dans le concret, convaincant ainsi de nombreux électeurs. Il incarne un paradigme de développement équilibré, axé sur des régions économiques bénéficiant d’une attention équitable. Au nombre de six, ces régions, comme il l’a souligné dans son projet, seront successivement au cœur du Conseil des ministres, de sorte qu’il ne puisse s’écouler six semaines sans une évaluation concrète de la situation de chacune d’elles.
Son accession au pouvoir s’inscrit dans un contexte d’unité nationale, sa candidature ayant bénéficié du soutien de la quasi-totalité de ses prédécesseurs, de ténors de la classe politique, y compris des figures de proue de l’opposition, ainsi que des syndicats de travailleurs et des corps constitués. Toutes les sensibilités sociales et institutionnelles de la République semblent ainsi converger vers sa vision. Cet appui constitue un atout majeur pour le candidat qui, dans un large consensus, pourra déployer son projet de société avec efficacité.
Meilleur ministre des Finances, plusieurs fois lauréat des Financial Afrik Awards, reconnu comme un excellent gestionnaire de la dette souveraine et fin connaisseur du secteur financier international, Romuald Wadagni apparaît comme une véritable chance pour le Bénin. Dans la continuité de Patrice Talon, grand bâtisseur de la dernière décennie, il saura maintenir la barre du développement à un niveau élevé, dépasser les standards dans tous les domaines et œuvrer à l’édification d’une nation résolument prospère et durablement développée.
Par Bidossessi WANOU

