Le vendredi 26 juin 2026, l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin) a lancé la formation de 300 chefs d’unité de la Police Républicaine sur la protection des informations sensibles de l’Etat. C’est le Directeur général de l’ASIN, Marc-André Loko qui a lancé la formation, aux côtés du Directeur général du Centre national d’investigation numérique, Ouanilo Fagla, ainsi que du représentant du Directeur général de la Police Républicaine (DGPR), le contrôleur général de Police Comlan William Boko, directeur du système d’information et de communication à la DGPR.
La sensibilisation aux risques cyber, la gestion des crises à travers des simulations, ainsi que l’utilisation de solutions nationales de sécurisation des échanges numériques, notamment la signature électronique, le chiffrement et la messagerie sécurisée développées par les structures compétentes, constituent l’essentiel de ce qui occupera les participants durant cette formation.
Le directeur général du Centre national d’investigation numérique, Ouanilo Fagla a précisé que « dans un contexte marqué par une transformation digitale de plus en plus accélérée, les administrations publiques font face à des défis numériques complexes : Des cyberattaques, des tentatives de fraudes numériques, des campagnes de désinformation ainsi que les risques liés à l’utilisation croissante de l’IA imposent à chacun de nous une vigilance permanente et une adaptation de nos pratiques ». Répartie en six sessions, l’initiative vise à renforcer la culture de cybersécurité, protéger les informations sensibles de l’État et consolider la souveraineté numérique du Bénin.
Le contrôleur général de Police, William Comlan Boko, Directeur du système d’information et de communication à la Police Républicaine représentant le DG a fait savoir que le cyberespace est devenu un nouveau champ de confrontation où des actions invisibles peuvent déstabiliser des entreprises, des institutions voire l’Etat. Dans un tel contexte, « il est impérieux que les capacités des fonctionnaires notamment des responsables d’unité à tous les niveaux de la Police républicaine soient renforcées car les données que nous manipulons dans le cadre de nos activités sont sensibles…

A travers ces ateliers de formation, nous visons la réduction des risques de compromission de nos données institutionnelles, l’élévation de la posture globale de cybersécurité au niveau de la Police Républicaine ». Le Représentant du DGPR a rappelé aux participants que les connaissances acquises lors de ces formations doivent être partagées et immédiatement traduites en reflexes quotidiens dans leurs missions de chaque jour.
En lançant les travaux, Marc-André Loko, directeur général de l’ASIN explique que partout dans le monde, la donnée est devenue une ressource stratégique. Les nations qui maîtrisent leurs informations maitrisent leurs décisions, celles qui les laissent s’échapper exposent leur sécurité, leurs économies et leurs citoyens à des intérêts qui ne sont pas les leurs.
Pour lui, la cybersécurité se veut un enjeu de souveraineté nationale. Il n’y a pas d’indépendance politique réelle sans maîtrise de son patrimoine informationnel et le Bénin selon le DG ASIN a fait un choix clair, celui de bâtir ses propres fondations souveraines à travers plusieurs actions au nombre desquelles s’inscrit cette formation.
« Derrière chaque information que vous protégez, il y a un citoyen. Protéger les infrastructures et les informations sensibles de l’Etat, c’est protéger les données que les Béninois et Béninoises nous confient : leur état-civil, leur identité, leur plainte…la sécurité numérique de l’Etat est une garantie offerte aux citoyens… ces sessions visent non seulement à sensibiliser les participants aux risques liés à l’usage du numérique dans le cadre professionnel mais également à leur permettre de s’approprier des solutions concrètes de sécurisation des échanges ».
Par Bidossessi WANOU

