Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a conclu avec la société nigériane Bergmans Security Consultants and Supplies un partenariat de 20 ans pour moderniser et interconnecter les systèmes douaniers du continent.
L’accord, qui prend la forme d’un partenariat public-privé, a été conclu à Lagos en marge du Digital Trade Forum 2026 tenu au début du mois de juillet 2026. Le projet de modernisation des douanes de la ZLECAf prévoit le déploiement d’une infrastructure numérique et physique commune dans les États parties. D’une valeur annoncée de 3,1 milliards de dollars, le partenariat doit permettre d’harmoniser les procédures douanières, de faciliter le passage des marchandises aux frontières et d’améliorer le suivi des cargaisons. Bergmans Security Consultants and Supplies doit mettre en œuvre le dispositif à travers sa filiale AfriTrade CMP. Le système doit notamment permettre aux administrations douanières nationales d’échanger des données et de communiquer entre elles. Selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf, l’absence de systèmes harmonisés constitue encore un obstacle à la fluidité des échanges intra-africains. La dématérialisation doit également contribuer à réduire les possibilités de corruption, les pertes de recettes et certaines pratiques de sous-facturation ou de surfacturation. Le projet s’appuie sur l’expérience acquise au Nigeria en matière de modernisation douanière. Les autorités nigérianes présentent cette transformation numérique comme un levier d’amélioration de l’efficacité des opérations et de la collecte des recettes. Le secrétaire général de la ZLECAf a notamment cité une progression de 90,4 % des recettes douanières nigérianes. Le dispositif doit être déployé progressivement. Les premières étapes concerneront six pays avant une extension à l’ensemble des États concernés, selon les informations communiquées lors de la signature. Cette initiative intervient alors que la ZLECAf cherche à renforcer les échanges entre pays africains. La mise en place de procédures douanières interopérables doit ainsi contribuer à réduire les délais et les coûts liés au commerce transfrontalier et à soutenir l’intégration du marché continental.

