La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a ouvert, lundi 12 octobre 2026 à Cotonou, une session de formation de cinq (05) jours destinée aux acteurs de la commande publique. L’initiative porte sur les nouvelles procédures de passation des marchés, la supervision des opérations et la prévention de la fraude et de la corruption.
Consciente de ce que la mobilisation des financements ne suffit pas à garantir les résultats attendus des projets de développement, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) se mobilise pour une meilleure qualité de l’exécution desdits projets. C’est dans cette perspective qu’elle a lancé, lundi 12 octobre 2026 Golden Tulip, une formation destinée aux acteurs béninois intervenant dans la chaîne de la commande publique. Cette initiative accompagne l’adoption par la Banque de nouvelles politiques et procédures de passation des marchés, inspirées des standards internationaux et des directives communautaires. L’objectif est de familiariser les équipes chargées des projets avec ces outils et d’améliorer la mise en œuvre des opérations financées.
Ouverte pour cinq (05) jours, la session, à en croire Alexis Kiéma, Responsable de l’Unité de passation des marchés de la BOAD, couvre les politiques et procédures de passation des marchés de la BOAD, les dossiers types d’appel d’offres, les différents canevas ainsi que les nouvelles modalités de supervision des marchés exécutés dans le cadre des opérations en faveur des États. Les participants seront également formés aux dispositifs de prévention et de lutte contre la fraude et la corruption.
Pour Sandra Amichia, cheffe de la mission résidente de la BOAD, cette démarche doit contribuer à améliorer les décaissements et les résultats des projets. « L’objectif de la présente session de formation est de permettre aux acteurs de la commande publique que vous êtes, de se familiariser avec ces nouveaux outils mis au point par la Banque, dans la perspective d’améliorer les taux de décaissement et de l’atteinte des objectifs de développement de nos pays, car, comme vous le savez tous, le lien entre la passation des marchés et la performance des projets est étroit. », a-t-elle fait savoir.
L’exécution des projets au centre des priorités
Représentant le ministre délégué chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette, Bernard Wannou, directeur général du Suivi de l’exécution des projets, a rappelé que la performance ne se limite pas aux financements obtenus. « La performance d’un projet de développement, va-t-il souligner, ne se mesure pas uniquement à la mobilisation des financements. Elle se mesure surtout à notre capacité à transformer ses ressources en réalisations concrètes dans les délais prévus au bénéfice des populations. ». Saisissant l’occasion, il a, tout en renouvelant l’engagement du gouvernement béninois à travailler avec l’institution, mis l’accent sur la maîtrise des procédures, la qualité des dossiers et l’anticipation des différentes étapes. La formation doit ainsi aider les équipes à améliorer leurs méthodes de travail et à fluidifier le traitement des marchés.
Un partenariat orienté vers les résultats
Au 30 septembre 2026, dans ses huit (08) États membres, la BOAD a financé plus de 1 500 projets publics et privés, pour environ 11 000 milliards FCFA. Au Bénin, sur la période, ses financements ont atteint près de 1 280 milliards FCFA, dont 40 % accordés au cours des six (06) dernières années. Avec son plan stratégique « DJOLIBA … LA SUITE », la Banque ambitionne de porter ses financements à 6 500 milliards FCFA sur la période 2026-2030. La maîtrise des procédures de commande publique apparaît ainsi nécessaire pour accompagner cette ambition et améliorer les retombées des investissements au bénéfice des populations.
Par Sylvestre TCHOMAKOU


