Le Bénin mobilise 373,2 milliards de francs CFA pour l’aménagement de l’axe Godomey–Ouidah–Hillacondji, long d’environ 94 kilomètres. Ce projet stratégique, inscrit dans le corridor Abidjan–Lagos, vise à fluidifier la circulation, réduire les coûts de transport et renforcer les échanges commerciaux en Afrique de l’Ouest. Un
La Banque islamique de développement (BID) constitue le principal bailleur du projet avec un financement de 201,3 milliards de FCFA. Son appui couvre notamment les tronçons Godomey–Ouidah, sur 35,9 kilomètres, et Grand-Popo–Hillacondji, sur 20,134 kilomètres.
La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) apporte, quant à elle, 60 milliards de FCFA pour la section Ouidah–Guézin, longue de 14 kilomètres. La Banque africaine de développement (BAD) intervient à hauteur de 111,9 milliards de FCFA pour le tronçon Comè–Grand-Popo, qui s’étend sur 18,5 kilomètres.
Au-delà de l’investissement financier, l’enjeu est économique. En reliant plusieurs localités du sud du Bénin, cet axe constitue un maillon essentiel du corridor Abidjan–Lagos, l’un des principaux itinéraires de transport et de commerce de la côte ouest-africaine. Sa modernisation devrait améliorer le transport des personnes et des marchandises, tout en soutenant les activités économiques situées le long de l’axe.
Pour le Bénin, ce chantier représente un investissement majeur en faveur de la compétitivité nationale et de l’intégration régionale. Ses retombées dépendront toutefois de la bonne exécution des travaux et de la mise en service effective des différents tronçons.
Les financements annoncés illustrent également le rôle des partenaires multilatéraux dans la réalisation des infrastructures routières au Bénin. Le montant global de 373,2 milliards de FCFA correspond au coût total du projet, incluant les contributions de la BID, de la BOAD et de la BAD ; il ne s’agit donc pas d’une nouvelle enveloppe intégralement signée en octobre 2026.


