Le taux d’inflation reste dans la zone négative dans l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA). D’après la note de conjoncture économique de mars 2026 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), le taux d’inflation s’établit à +0,4% en mars 2026, contre +0,8% en avril 2026.
Les perspectives économiques de l’Union monétaire sur le court terme restent bien orientées, mais dépendent de l’évolution de la conjoncture internationale, de la situation socio-politique et sécuritaire de l’Union ainsi que des conditions climatiques. Le maintien de la confiance des chefs d’entreprise contribuerait à soutenir les performances économiques de l’UEMOA.
C’est cette situation a permis d’après la BCEAO, dans sa note de conjoncture, d’indiquer que le taux d’inflation en glissement annuel au sein de l’Union devrait ressortir à +0,4% en mars 2026, avant d’atteindre +0,8% en avril 2026. Cette progression s’expliquerait par le renchérissement des prix des produits pétroliers dans certains pays, en lien avec la crise au Moyen-Orient.
De même, la persistance de l’insécurité dans certaines zones de l’Union continue de perturber la chaîne de distribution des produits alimentaires, avec des effets sur les coûts.
Dans les prochains mois, l’activité économique au sein de l’Union devrait se consolider. La croissance serait principalement portée par le renforcement de la demande intérieure et des améliorations continues dans certains secteurs clés, tels que l’agriculture vivrière, les industries manufacturières, le commerce, les services non marchands, ainsi que la pêche et l’élevage.
D’après l’enquête de conjoncture de la BCEAO, les chefs d’entreprise interrogés anticipent des performances meilleures. Selon les prévisions de la BCEAO, l’activité économique en glissement annuel progresserait de 6,5% au premier trimestre 2026, après une estimation de même ampleur au quatrième trimestre 2025.
Le dynamisme des activités commerciales et des services ainsi que les bonnes perspectives de la campagne agricole 2025/2026 contribueraient à renforcer la croissance dans les pays de l’UEMOA. Sur l’ensemble de l’année 2025, le PIB de l’Union, en termes réels, progresserait de 6,7%, après une réalisation de 6,2% en 2024. L’activité économique serait soutenue par une demande intérieure robuste et une bonne tenue des productions extractives et agricoles.
Par F.V.

