Le Bénin a commémoré la Journée mondiale de lutte contre le paludisme ce vendredi 24 avril 2026 à Cotonou. A l’instar des autres pays du monde, la cérémonie officielle a réuni de nombreux acteurs du secteur de la santé, des responsables administratifs ainsi que des partenaires techniques et financiers. C’était sous la présidence du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin.
Placée sous le thème « Mettons fin au paludisme : maintenant c’est possible, agissons maintenant », cette 19ᵉ édition a été un moment idéal pour réaffirmer l’engagement des autorités béninoises et de leurs partenaires à amplifier la lutte contre cette maladie endémique qui perdure dans la société africaine. Cette cérémonie a été couplée au lancement du Projet de Renforcement de la Santé Communautaire (PRS-Com), une initiative stratégique qui a pour objectif d’améliorer l’accès aux soins de santé de base et à renforcer les interventions sanitaires au sein des communautés.
Améliorer les axes prioritaires d’intervention
Pour le représentant de l’OMS le Dr Kouamé Jean KONAN ce combat doit être intensifié autour de cinq axes prioritaires pour renforcer la lutte contre le fléau. Il s’agit du leadership et de l’appropriation nationale, de l’utilisation stratégique des données, de l’accélération et l’équité dans l’accès aux innovations, du renforcement des soins de santé primaires, et d’une approche multisectorielle impliquant l’ensemble de la société.
Dans son intervention, il est revenu sur les réformes engagées pour renforcer cette lutte, tout saluant les autorités béninoises. Il a mis l’accent sur la campagne nationale de distribution de moustiquaires et la création de l’agence dédiée à la lutte contre le paludisme. Au nom des partenaires, il a réaffirmé leur engagement à accompagner le Bénin dans cette lutte, appelant les populations à adopter des comportements préventifs, notamment l’utilisation systématique des moustiquaires et l’assainissement du cadre de vie. « Le paludisme n’est pas une fatalité. Maintenant c’est possible, agissons maintenant », a conclu le représentant de l’OMS le Dr Kouamé Jean KONAN.
Renforcer les politiques existantes

Dans son allocution d’ouverture officielle de la cérémonie, le ministre de la Santé Benjamin Houkpatin a évoqué la création récente de l’Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques, qu’il a qualifié d’« étape décisive » dans la stratégie nationale.
Selon lui, cette structure traduit parfaitement la volonté du gouvernement de se doter d’outils modernes, efficaces et coordonnés pouvant accélérer le contrôle et l’élimination du paludisme au Bénin. Pour atteindre ces objectifs, le gestionnaire du portefeuille ministériel a insisté sur l’importance d’une coopération internationale renforcée. Il a rappelé que « les moustiques n’ont pas de frontières ». Occasion pour lui d’appeler à une mobilisation collective des pays afin d’éviter que les efforts isolés ne soient inefficaces ou trop coûteux.
Un appel fort à la mobilisation générale
Le ministre a exhorté l’ensemble des acteurs, communautés, leaders locaux, professionnels de santé, chercheurs et médias à jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le paludisme. « Chaque geste compte, chaque engagement sauve des vies », a-t-il martelé, tout en insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre l’objectif d’élimination du paludisme à l’horizon 2030.
Par A.W.A.

