La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a entamé le mois de mars sur un repli, avec une tendance nette à la consolidation. L’indice BRVM Composite a reculé de 1,5 %, s’établissant à 411,44 points, tandis que le BRVM 30 a lâché 1,34 %, clôturant à 192,20 points. Ce mouvement reflète une correction globale, sans freiner l’activité ni écarter certains secteurs en pleine croissance.
Parmi les valeurs qui ont tiré leur épingle du jeu, TRACTAFRIC Motors Côte d’Ivoire s’est envolé de près de 19 %, profitant d’un regain d’intérêt pour le secteur automobile. ORAGROUP affiche une hausse supérieure à 13 %, renforçant la confiance des investisseurs dans la solidité du secteur bancaire régional. Dans le secteur de l’énergie, TOTAL Sénégal a gagné près de 13 %, soutenu par des volumes d’échanges élevés et une activité robuste. VIVO Energy suit la même trajectoire avec une progression de plus de 10 %, portée par une demande constante de ses actions. BOA Côte d’Ivoire a aussi fait mieux que résister, grimpant de plus de 5 % et restant l’une des valeurs bancaires les plus prisées.
À l’inverse, certains titres ont subi des déclins marqués. SOLIBRA Côte d’Ivoire a enregistré une baisse proche de 19 %, illustrant la pression qui pèse sur les valeurs de consommation. Dans le secteur industriel, SICC et SLBC ont perdu environ 7 %, témoignant d’une certaine prudence des investisseurs vis-à-vis de ces titres. Les valeurs SHEC et NSBC ont également reculé, accentuant la volatilité présente sur le marché.
Malgré ce recul des indices, le marché a maintenu un niveau d’activité soutenu. Le volume total des transactions a atteint 6,7 milliards de francs CFA, confirmant l’intensité des échanges. La capitalisation boursière des actions avoisine désormais 15 849 milliards de francs CFA, soulignant la robustesse du marché des titres de participation. Du côté des obligations, la capitalisation s’élève à près de 11 778 milliards, témoignant de la profondeur de ce segment. Cette dynamique traduit un marché animé, où les investisseurs continuent de privilégier les secteurs de l’énergie et des services financiers, même dans un contexte de repli général.

