Les finances publiques de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) affichent une dynamique favorable. La nouvelle Note de Conjoncture Économique Régionale, édition 69 de la Commission de l’UEMOA met en lumière une hausse soutenue des recettes budgétaires au troisième trimestre 2025, portée par une mobilisation accrue des ressources fiscales et non fiscales dans l’ensemble des États membres.
L’édition 69 de la Note de Conjoncture Économique Régionale (NCR) porte sur la situation économique et financière ainsi que sur les échanges extérieurs de l’UEMOA au troisième trimestre 2025, tout en proposant une brève projection pour l’ensemble de l’année. Sur le volet des finances publiques, la NCR fait ressortir une progression notable des recettes budgétaires totales.
Celles-ci se sont établies à 5 805,7 milliards FCFA au troisième trimestre 2025, contre 4 849,8 milliards FCFA à la même période de l’année précédente. Cette évolution représente une augmentation de 955,9 milliards FCFA, soit une progression de 19,7 % en glissement annuel.
Cette dynamique s’observe dans tous les États membres de l’Union. Les hausses les plus marquées ont été enregistrées en Côte d’Ivoire (+366,1 milliards FCFA, soit +17,8 %), au Burkina Faso (+223,8 milliards FCFA, soit +30,6 %), au Mali (+145,0 milliards FCFA, soit +23,2 %) et au Niger (+137,3 milliards FCFA, soit +68,8 %). Des progressions ont également été relevées au Sénégal (+49,9 milliards FCFA, soit +5,1 %), au Togo (+26,2 milliards FCFA, soit +11,7 %) et en Guinée-Bissau (+7,7 milliards FCFA, soit +24,7 %).
Le moteur fiscal au cœur de la performance
L’analyse des composantes des recettes montre que cette évolution est principalement portée par la bonne tenue des recettes fiscales et non fiscales. Les recettes fiscales ont augmenté de 781,7 milliards FCFA, correspondant à une hausse de 19,7 % par rapport au troisième trimestre 2024. Cette performance reflète une mobilisation accrue dans l’ensemble de la zone, notamment en Côte d’Ivoire (+348,9 milliards FCFA, soit +21,4 %), au Mali (+152,6 milliards FCFA, soit +33,9 %), au Burkina Faso (+130,5 milliards FCFA, soit +21,8 %) et au Niger (+99,3 milliards FCFA, soit +54,6 %).
Les recettes non fiscales ont également contribué à la progression globale, avec une augmentation de 184,0 milliards FCFA, soit +32,6 % en glissement annuel. Cette hausse a été principalement tirée par le Burkina Faso (+90,1 milliards FCFA, soit +76,8 %), le Niger (+39,2 milliards FCFA, soit +296,6 %), la Côte d’Ivoire (+30,0 milliards FCFA, soit +9,8 %) et le Sénégal (+28,2 milliards FCFA, soit +39,0 %). À l’inverse, une baisse des recettes non fiscales a été observée au Mali (-9,1 milliards FCFA, soit -28,0 %).
Dans l’ensemble, la Note de Conjoncture Économique Régionale souligne une amélioration de la capacité de mobilisation des ressources publiques au sein de l’UEMOA au troisième trimestre 2025. Cette évolution conforte les efforts engagés par les États membres pour renforcer leurs finances publiques, dans un contexte régional et international toujours exigeant.
Par S.T.


