Le lundi 1er juin 2026, sous la présidence du secrétaire général de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), Farid Ghezali, les pays membres ont tenu la 49e réunion ministérielle extraordinaire du Conseil des ministres. A cette occasion, ils ont examiné plusieurs dossiers liés à l’avenir énergétique du continent.
Dans un contexte marqué par les profondes mutations du secteur énergétique mondial et les difficultés croissantes d’accès aux financements internationaux, les ministres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) ont consacré une large partie de leurs travaux à l’opérationnalisation de la Banque africaine de l’énergie. Au cours de la 49e réunion ministérielle extraordinaire de l’organisation, les participants ont examiné plusieurs dossiers relatifs au fonctionnement de l’organisation ainsi qu’aux perspectives de renforcement de son action au profit des États membres.
Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes susceptibles de consolider la coopération entre les pays producteurs de pétrole et de gaz du continent face aux nouvelles réalités du marché international de l’énergie. L’un des principaux points inscrits à l’ordre du jour concernait le développement de la Banque africaine de l’énergie, présentée comme l’une des initiatives les plus ambitieuses de l’organisation. Mise en place en partenariat avec Afreximbank, cette institution financière panafricaine vise à combler le déficit de financement auquel font face les projets énergétiques en Afrique.
Selon les informations communiquées lors des travaux, la banque devrait entrer en activité au cours du mois de juin 2026 à Abuja, au Nigeria, où son siège a déjà été officiellement remis aux promoteurs du projet. Dotée d’une capacité de mobilisation de plusieurs milliards de dollars, elle entend soutenir les investissements dans l’exploration, la production, le raffinage, les infrastructures gazières ainsi que d’autres projets énergétiques stratégiques. Pour les pays membres de l’APPO, cette banque constitue une réponse africaine à la réduction progressive des financements internationaux destinés aux secteurs pétrolier et gazier. Elle devrait également contribuer au renforcement de la souveraineté énergétique du continent.
Les ministres ont par ailleurs analysé les évolutions récentes des marchés mondiaux de l’énergie, marquées notamment par la volatilité des prix, les exigences de la transition énergétique et les impératifs de sécurité énergétique. Les discussions ont enfin mis en avant la nécessité de renforcer le partage d’expertises, le développement d’infrastructures communes et la promotion d’investissements capables d’accélérer la transformation économique de l’Afrique. À travers cette réunion extraordinaire, l’APPO réaffirme sa volonté de faire des ressources énergétiques africaines un levier de développement durable, d’intégration régionale et d’autonomie financière au service des ambitions du continent.
Par Bidossessi WANOU

