La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), l’institution commune de financement du développement des États de l’Union Monétaire Ouest Africaine, accorde une priorité au genre dans le financement de ses projets.
Falco VIGNON
Depuis plusieurs années, la BOAD fait de l’intégration du genre une priorité stratégique. Promouvoir l’équité entre femmes et hommes est au cœur de la stratégie de la Banque, avec pour objectif un espace régional où chacun participe et bénéficie d’une croissance inclusive.
Cette vision s’articule autour de trois piliers. L’institutionnalisation du genre dans les processus opérationnels et financiers ; l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ; l’insertion professionnelle et la création d’emplois. Pour atteindre ses objectifs et mettre en œuvre ces principes, la BOAD s’appuie sur deux outils opérationnels. Il s’agit du : Manuel des marqueurs genre, qui classe les projets selon leur niveau de sensibilité au genre. Les projets jugés critiques voient leur financement suspendu jusqu’à l’intégration des mesures correctives nécessaires ; canevas d’élaboration des Plans d’Action Genre (PAG), qui encadre la conception et le suivi des actions spécifiques tout au long de la mise en œuvre des projets. Grâce à ces mécanismes, la BOAD veille à ce que chaque projet financé contribue concrètement à la promotion de l’équité de genre dans la région.
A propos de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD)
La Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) est l’institution commune de financement du développement des Etats de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA). Etablissement public à caractère international, la BOAD a pour objet, aux termes de l’Article 2 de ses statuts, « de promouvoir le développement équilibré des Etats membres et de réaliser l’intégration économique de l’Afrique de l’Ouest » en finançant des projets prioritaires de développement. Elle est accréditée auprès des trois mécanismes de financement de la finance climat (GEF, AF, GCF). Depuis 2009, la BOAD siège en tant qu’observateur à la CCNUCC et participe activement aux discussions relatives à la construction d’une architecture internationale de la finance climat. Elle abrite, depuis janvier 2013, le premier Centre régional de collaboration (CRC) sur le Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) dont le but est d’apporter un soutien direct aux gouvernements, aux ONG et au secteur privé, pour l’identification et le développement de projets MDP. Depuis le 15 octobre 2023, la Banque coprésidait l’International Development Finance Club (IDFC), et en assure seule la Présidence depuis le 27 février 2025. Ce Club réunit 27 banques nationales, régionales et bilatérales de Développement du monde entier.

