Réunis à Ouagadougou depuis le 24 février, et ce, jusqu’au 26 février, les acteurs publics et privés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) réfléchissent sur le droit et la politique de la concurrence dans la sous-région. Objectif : consolider un marché régional plus transparent et plus protecteur des consommateurs.
Face à l’intensification des échanges entre les Etats et la montée des exigences en matière de protection des consommateurs, la régulation concurrentielle s’affirme comme un outil de maitrise du marché pour les économies régionales. À Ouagadougou, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) consacre trois (03) jours de travaux à cette thématique, en mobilisant institutions, secteur privé et société civile.
Organisée dans le cadre du Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation (PACoSPro), la rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs burkinabè sur les mécanismes de régulation du marché communautaire. La cérémonie d’ouverture s’est tenue en présence de représentants de l’Union européenne et de la Commission de l’UEMOA.
Inscrites dans le Traité de l’Union et ses textes dérivés, les règles communautaires relatives à la concurrence visent à prévenir les distorsions susceptibles de fragiliser le marché régional. Mieux, la promotion d’une concurrence saine favorise la compétitivité des entreprises, stimule l’innovation et attire les investissements. Elle contribue également à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, tout en garantissant aux consommateurs un accès à des produits variés et de qualité à des prix compétitifs.
Un cadre international de référence
À l’échelle mondiale, la politique de la concurrence s’est progressivement imposée comme un levier de développement, notamment sous l’impulsion de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement. Dans un contexte de mondialisation, la lutte contre les ententes illicites et les abus de position dominante est devenue un enjeu central pour préserver l’équité des marchés.
Dans l’espace UEMOA, l’enjeu consiste désormais à consolider cette culture concurrentielle au sein des administrations nationales et des opérateurs économiques. Le séminaire de Ouagadougou s’inscrit dans cette perspective, en mettant l’accent sur la diffusion des règles communautaires et leur application effective. À travers cette initiative, l’UEMOA entend faire de la concurrence un instrument de bonne gouvernance et de résilience économique, au bénéfice des entreprises comme des consommateurs.
Par Sylvestre TCHOMAKOU

