Le taux de croissance du PIB réel de l’UEMOA ressortirait à 6,5% au premier trimestre 2026, après 6,9% au quatrième trimestre 2025. C’est ce que renseigne la note de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
La consolidation de la croissance serait soutenue au cours du premier trimestre 2026. D’après la note de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA, cette évolution serait tirée par le dynamisme des activités commerciales et des services ainsi que de la bonne campagne agricole.
L’activité économique au sein de l’Union devrait se consolider selon les projections. La croissance serait principalement portée par le renforcement de la demande intérieure et des améliorations continues dans certains secteurs clés, tels que l’agriculture vivrière, les industries manufacturières, le commerce, les services non marchands, ainsi que la pêche et l’élevage.
D’après l’enquête de conjoncture de la BCEAO, les chefs d’entreprise interrogés anticipent des performances meilleures. Selon les prévisions de la BCEAO, l’activité économique en glissement annuel progresserait de 6,5% au premier trimestre 2026, après une estimation de 6,9% au quatrième trimestre 2025. Le dynamisme des activités commerciales et des services ainsi que les bonnes perspectives de la campagne agricole 2025/2026 contribueraient à renforcer la croissance dans les pays de l’UEMOA.
Sur l’ensemble de l’année 2025, le PIB de l’Union, en termes réels, progresserait de 6,7%, après une réalisation de 6,2% en 2024. L’activité économique serait soutenue par une demande intérieure robuste et une bonne tenue des productions extractives et agricoles.
Un taux d’inflation passe de la zone négative à positive en février 2026
D’après la note de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA, les données disponibles indiquent que le taux d’inflation devrait s’établir à -0,3% en janvier 2026 et +0,1% en février 2026. Cette évolution traduirait un retour progressif de l’inflation en territoire positif, après une phase marquée par des taux négatifs, ainsi que la prise en compte des effets des perturbations de la chaîne de distribution des produits alimentaires, liées à la persistance de l’insécurité dans certaines zones de l’Union.
Cette perspective pourrait être atténuée par la poursuite de la baisse des cours mondiaux des denrées alimentaires et par l’approvisionnement suffisant des marchés de l’Union en produits céréaliers, à la faveur des bonnes récoltes de la campagne agricole 2025/2026. Elle serait également liée à la récente révision à la baisse des tarifs du sac de riz ordinaire importé (-30,0%, à 15.500 francs CFA) au Sénégal à compter du 1er janvier 2026.
Le document mentionne que les perspectives économiques de l’Union monétaire restent bien orientées, mais dépendent de l’évolution de la conjoncture internationale, de la situation socio-politique et sécuritaire de l’Union ainsi que des conditions climatiques. Le maintien de la confiance des chefs d’entreprise dans cette trajectoire favorable contribuerait à soutenir les performances économiques de l’UEMOA.
La production et demande de biens et services dans l’Uemoa
La note de conjoncture économique dans les pays de l’UEMOA renseigne que les indicateurs disponibles à fin novembre 2025 montrent que la croissance de l’activité économique évolue à un rythme moins soutenu en variation mensuelle. En effet, l’indice global du climat des affaires s’est établi à +0,8 point au-dessus de sa moyenne de long terme (100), en baisse de 0,3 point comparativement au mois précédent. Le chiffre d’affaires du commerce de détail s’est accru de 2,3%, après une augmentation de 2,8% observée le mois précédent. L’indice de la production industrielle s’est amélioré de 1,5%, en rythme mensuel, après une hausse de 1,7%. De même, l’indice des services financiers a progressé de 3,5%, après un accroissement de 4,0% en octobre 2025. Dans le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP), l’enquête auprès des chefs d’entreprise fait état d’une poursuite de l’amélioration de l’activité dans l’Union, à l’exception du Mali et du Niger. En revanche, les prestations de services marchands non financiers se sont repliées de 6,5% d’un mois à l’autre.
Le secteur des Bâtiments et travaux publics en pleine croissance

Le document de la BCEOA indique que les données de l’enquête recueillies auprès des chefs d’entreprise font globalement état d’une progression de l’activité dans le secteur des bâtiments et travaux publics (BTP) en novembre 2025 par rapport à la situation du mois précédent. L’écart de l’indice d’activité dans les BTP par rapport à la moyenne de long terme (100) est resté positif, ressortant à +6,9 points, en hausse de 2,3 points par rapport au mois précédent. Par pays, une amélioration dans le secteur des BTP a été relevée au Bénin (+24,3 points), au Sénégal (+38,3 points), au Burkina (+15,9 points), en Côte d’Ivoire (+9,0 points), en Guinée-Bissau (+8,2 points) et au Togo (+4,9 points). En revanche, une contraction de l’activité a été observée au Mali (-41,8 points) et au Niger (-23,4 points). En somme, le premier trimestre 2026 s’annonce sous de bonnes perspectives pour les agents économiques des pays de l’Union.
Par Abdul Wahab ADO

