Dans un contexte d’insécurité grandissante, le Bénin renforce ses initiatives. En Conseil des ministres le 04 mars 2026, le gouvernement a décidé de l’installation dans 05 villes et frontières de système de vidéoprotection à des fins de sécurité et de surveillance en temps réel.
Face aux nouveaux défis sécuritaires et à l’évolution des menaces, le gouvernement a acté la mise en place progressive d’un système de vidéoprotection dans cinq villes ainsi que dans plusieurs zones frontalières jugées stratégiques. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation des outils de surveillance et de prévention, avec pour objectif principal d’améliorer la sécurité des populations et la protection des infrastructures sensibles.
Le déploiement de la vidéoprotection permettra notamment une surveillance en temps réel des grands centres urbains, contribuant ainsi à anticiper les situations à risque et à renforcer la capacité d’intervention des forces de défense et de sécurité. Selon les orientations gouvernementales, ce dispositif favorisera également la prévention des actes criminels, la sécurisation accrue des espaces publics et des infrastructures critiques, ainsi qu’une meilleure gestion des libertés publiques grâce à un encadrement institutionnel des mécanismes de surveillance. Il devrait aussi améliorer l’efficacité des enquêtes judiciaires à travers la collecte d’éléments probants exploitables par les services compétents.
Pour les autorités, la vidéoprotection constitue un appui technologique majeur pour les Forces de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions de maintien de la paix, de la quiétude et de la tranquillité publique. L’exploitation des images en temps réel permettra une intervention plus rapide en cas d’incident et une coordination opérationnelle renforcée entre les différents services concernés.
Le Conseil des ministres a ainsi décidé d’une implémentation progressive du système, en ciblant dans un premier temps des points stratégiques situés dans certaines villes ainsi que des localités frontalières sensibles. Cette approche graduelle vise à garantir une mise en œuvre efficace et adaptée aux réalités sécuritaires du terrain.
Parmi les résultats attendus figurent notamment la vidéoverbalisation pour certaines infractions, une meilleure proactivité dans la réduction des risques de catastrophe, ainsi qu’un contrôle plus efficace des flux transfrontaliers. À terme, ce projet devrait contribuer à consolider l’architecture nationale de sécurité et à renforcer le sentiment de protection des citoyens sur l’ensemble du territoire.
Par Bidossessi WANOU

