À moins de trois mois de la clôture de l’exercice budgétaire, le ministère évalue les avancées enregistrées, identifie les contraintes et renforce la mobilisation de ses équipes pour atteindre les objectifs fixés.
Évaluer les acquis, identifier les difficultés et renforcer les actions en cours avant la fin de l’exercice budgétaire. C’est l’objectif de la revue du Plan de travail annuel (PTA) au 30 septembre 2026 du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, chargé de la Formation Professionnelle (MPMEPE), tenue le vendredi 9 octobre 2026 à Cotonou. Cette rencontre a permis aux responsables du ministère d’apprécier les résultats obtenus au terme des neuf premiers mois de l’année et d’examiner les mesures nécessaires pour améliorer les performances d’ici à la clôture de l’exercice.
Cette revue constitue un cadre essentiel de redevabilité, de suivi et d’amélioration de l’action publique. Elle permet d’apprécier les avancées réalisées, d’analyser les difficultés rencontrées et de définir les ajustements nécessaires à l’atteinte des objectifs fixés.
À l’ouverture des travaux, la ministre Awaou BACO a rappelé l’importance de cet exercice dans une démarche de gestion axée sur les résultats. Pour elle, l’évaluation périodique du PTA doit permettre de mesurer les progrès accomplis, mais aussi de s’assurer que les interventions du ministère répondent effectivement aux attentes des bénéficiaires.
« Cette revue au 30 septembre 2026 permet d’assurer le compte rendu de l’exécution des dépenses publiques prévues dans le Plan de travail annuel selon les principes de la gestion axée sur les résultats », a-t-elle souligné.
La ministre a également insisté sur la nécessité d’analyser collectivement les résultats obtenus dans les secteurs des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat, de l’emploi et de la formation professionnelle, afin de mieux orienter les actions à conduire au cours du dernier trimestre.
Au 30 septembre 2026, le ministère enregistre une performance de 87,99 % par rapport aux prévisions établies pour cette échéance. Ce résultat constitue un repère pour apprécier les avancées réalisées et renforcer les efforts nécessaires à la poursuite des activités programmées.
Des contraintes identifiées, des réponses à consolider
Au-delà de l’évaluation des résultats, les travaux ont permis de mettre en évidence certaines contraintes qui influencent la mise en œuvre des activités du ministère. Le directeur adjoint de la Planification, de l’Administration et des Finances (DAPAF), Hervé Rostant DONHISSOU, a notamment relevé les difficultés auxquelles les structures doivent faire face dans l’exécution de leurs missions.
Pour y apporter des réponses, plusieurs chantiers stratégiques sont envisagés ou appelés à se poursuivre. Il s’agit notamment de l’actualisation des documents de politique sectorielle en cohérence avec la vision de développement à l’horizon 2060, de l’élaboration d’une nouvelle Politique nationale de l’emploi, de la poursuite de l’opérationnalisation de la loi relative à la promotion et au développement des micros, petites et moyennes entreprises, ainsi que de la mise à disposition de la Politique nationale de développement de l’artisanat.
Ces différents chantiers visent à consolider le cadre d’intervention du ministère et à renforcer les mécanismes de soutien à l’entrepreneuriat, de développement de l’artisanat, de promotion de l’emploi et de qualification professionnelle.
L’enjeu est également d’améliorer la cohérence des interventions, de faciliter la mise en œuvre des politiques sectorielles et de mieux répondre aux besoins des entreprises, des artisans et des personnes en quête d’opportunités professionnelles.
À l’approche de la clôture de l’exercice budgétaire, la ministre Awaou BACO a appelé les responsables de programmes et les directeurs généraux des établissements publics sous tutelle à renforcer leur engagement et à travailler dans une dynamique de concertation et de complémentarité.
Elle les a exhortés à signaler rapidement les difficultés rencontrées, à renforcer la synergie entre les différentes structures et à veiller au respect des échéances fixées.
« Je voudrais inviter une fois de plus les responsables de programme et les directeurs généraux des établissements publics sous tutelle à travailler en parfaite symbiose et à me faire remonter, au fur et à mesure, les obstacles éventuels et les informations nécessaires pour une action publique réellement au service des citoyennes et des citoyens », a déclaré la ministre.
Elle a particulièrement insisté sur la qualité des dépenses publiques et sur l’impact concret des actions menées. Au-delà de la réalisation des activités prévues, il s’agit de s’assurer que les efforts déployés produisent des effets tangibles pour les bénéficiaires.
Cette exigence implique une meilleure anticipation des difficultés, un suivi rigoureux des engagements et une coordination renforcée entre les structures centrales et les organismes placés sous la tutelle du ministère.
Des résultats concrets au service des bénéficiaires
À travers cette revue du PTA au 30 septembre 2026, le MPMEPE entend consolider les acquis, renforcer le pilotage de ses interventions et améliorer l’efficacité de son action publique.
Pour les prochaines semaines, la priorité est de maintenir la mobilisation des équipes, de lever les obstacles identifiés et de faire progresser les chantiers engagés dans les domaines de l’entrepreneuriat, de l’artisanat, de l’emploi et de la formation professionnelle.
Au-delà des indicateurs de performance, l’ambition demeure de traduire les engagements du ministère en résultats concrets et durables au profit des petites et moyennes entreprises, des artisans, des demandeurs d’emploi, des jeunes en formation et de l’ensemble des bénéficiaires de ses interventions. Cette dynamique s’inscrit dans une exigence de redevabilité et d’efficacité, au service du développement économique et de la promotion de l’emploi au Bénin.


