Pour la première fois, le plus grand nombre de nouvelles infections par le VIH n’a pas été enregistré en Afrique subsaharienne, ce qui démontre clairement que les deux décennies de travail acharné du partenariat du Fonds mondial portent leurs fruits. En dépit de ces efforts, on a compté 1,3 million de nouvelles infections par le VIH et 630 000 décès liés au sida en 2024. L’épidémie a fait 42,3 millions de victimes depuis son apparition.
Des pas de géants ont été faits en matière de lutte mondiale contre le VIH, mais des obstacles persistent et exigent une action immédiate. Bien que l’accès au traitement se soit considérablement amélioré, le taux de nouvelles infections demeure alarmant, et les maladies liées au sida font encore beaucoup trop de victimes chaque année. Les populations marginalisées et vulnérables étant toujours les plus durement touchées par l’épidémie, notre riposte doit être plus que jamais inclusive et fondée sur les droits. Nous devons innover, intensifier les efforts de prévention et obtenir le financement nécessaire pour préserver les acquis et combler les lacunes. Le dernier rapport de l’ONUSIDA souligne la nécessité urgente d’accélérer le progrès dans la prévention du VIH, un domaine encore confronté à de nombreux obstacles.
La prévention doit être au cœur de nos interventions. Pour combattre efficacement l’épidémie de VIH, nous devons lever les obstacles qui entravent l’accès aux services de prévention, en particulier pour les populations marginalisées. Les populations clés – notamment les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes transgenres et de diverses identités de genre, les travailleuses et travailleurs du sexe et les personnes qui consomment des drogues injectables – comptent pour 55 % des nouvelles infections par le VIH.
Le Fonds mondial a pris les devants pour aborder ces enjeux à travers des initiatives comme « Lever les obstacles », un programme qui vise l’élimination de la stigmatisation, de la discrimination et d’autres obstacles qui empêchent certains groupes de personnes d’accéder aux soins.
Distribution de l’anneau vaginal de dapivirine
Ce dispositif de prophylaxie préexposition, qui libère un médicament antirétroviral, procure aux femmes un moyen discret et efficace de se protéger contre le VIH. Le Fonds mondial s’est engagé à accélérer le déploiement de l’anneau de prophylaxie préexposition pour assurer aux femmes, en particulier dans les régions à haut risque, un accès à cette innovation qui sauve des vies. « Nous avons la certitude que le nouvel anneau de dapivirine peut complètement changer la donne. Les filles et les femmes souhaitent l’utiliser et le réclament. L’enthousiasme est grand, et nous avons beaucoup à faire pour écourter les délais d’introduction et appuyer l’accès équitable à ce produit qui nous aidera à atteindre les cibles à l’horizon 2030.
L’élargissement de l’accès au traitement du VIH en Afrique subsaharienne a conduit à de réels progrès ». De moins en moins de personnes sont infectées par le VIH et meurent du sida. Malheureusement, les adolescentes et les jeunes femmes, dans certaines parties de cette région, ne profitent pas de ces progrès. En Afrique subsaharienne, les femmes et les filles comptent pour 62 % des nouvelles infections par le VIH. Dans au moins 22 pays d’Afrique subsaharienne, le taux de nouvelles infections par le VIH chez les adolescentes et les jeunes femmes est trois fois plus élevé que chez les adolescents et les jeunes hommes.

