Ce dimanche 12 avril, les Béninois étaient aux urnes, pour la huitième fois du genre à l’ère du Renouveau démocratique. Entre Paul Hounkpè et Romuald Wadagni, ils ont décidé. Un scrutin apaisé qui s’est relativement déroulé sans incident. Les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome qui donnera sous 48 h, les grandes tendances.
Le Bénin a une nouvelle fois donné à voir, ce dimanche 12 avril, l’image d’une démocratie en mouvement, résiliente et globalement apaisée. Pour ce huitième scrutin présidentiel depuis l’avènement du Renouveau démocratique en 1990, les électeurs se sont rendus aux urnes dans le calme, confirmant l’ancrage progressif des pratiques démocratiques dans le pays.
De Cotonou à Parakou, en passant par les communes rurales, les opérations de vote se sont déroulées sans incidents majeurs, sous la supervision des agents électoraux et des observateurs déployés pour la circonstance.

Face à face dans cette compétition, Paul Hounkpè et Romuald Wadagni ont su mobiliser leurs bases respectives dans une atmosphère globalement sereine. Si quelques lenteurs organisationnelles ont été signalées par endroits à l’ouverture de certains bureaux de vote, elles n’ont pas entaché le bon déroulement du processus électoral. Les forces de sécurité, discrètement présentes, ont contribué à garantir un climat de confiance et de sécurité tout au long de la journée.

Toutefois, au-delà de la tranquillité du scrutin, l’un des enjeux majeurs de cette élection reste le taux de participation. Indicateur clé de la vitalité démocratique, il permettra de mesurer le niveau d’adhésion des citoyens à l’offre politique proposée. Dans un contexte marqué par des interrogations sur l’engagement civique, beaucoup attendent de voir si les urnes auront effectivement capté l’intérêt des électeurs. Autrement dit, si le fruit tiendra la promesse des fleurs, tant les appels à la mobilisation ont été nombreux ces dernières semaines.

Les regards sont désormais tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA), chargée de centraliser et de publier les grandes tendances dans un délai de 48 heures. Cette étape cruciale devra se dérouler dans la transparence et la rigueur, afin de conforter la confiance des citoyens et des acteurs politiques dans les institutions en charge du processus électoral. Au-delà de la proclamation des résultats, cette élection ouvre une nouvelle séquence pour le pays.
Le prochain président, quel qu’il soit, devra faire face à des défis de taille. En premier lieu, le renforcement du tissu social apparaît comme une priorité incontournable. Dans un contexte où les attentes sociales sont fortes, il s’agira de consolider la cohésion nationale, de réduire les fractures et de promouvoir un vivre-ensemble apaisé.
Au plan économique, la consolidation des acquis et la poursuite des réformes seront également au cœur de l’action du futur dirigeant.

Le Bénin, engagé depuis plusieurs années dans une dynamique de transformation structurelle, devra maintenir le cap en matière de croissance, d’attractivité des investissements et de création d’emplois, notamment pour les jeunes. Enfin, la poursuite des chantiers de développement, qu’ils soient infrastructurels, sociaux ou institutionnels, constituera un autre défi majeur. Routes, énergie, santé, éducation : autant de secteurs où les attentes restent élevées et où les progrès devront être consolidés. Ainsi, au lendemain de ce scrutin apaisé, le Bénin confirme sa trajectoire démocratique. Reste désormais à traduire cette stabilité politique en progrès concrets pour les populations, afin que la démocratie ne soit pas seulement un rituel électoral, mais un véritable levier de développement et d’inclusion.
Par B.W.

