Dans un communiqué publié jeudi 22 janvier 2026, le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation générale annonce « l’ouverture, à compter de l’année scolaire 2026, de nouvelles offres de formation professionnelle dans les Lycées techniques agricoles du Bénin ».
Ces nouvelles filières s’inscrivent, selon le document officiel, dans « la vision du Gouvernement visant à renforcer l’employabilité des jeunes, promouvoir l’auto-emploi et faire de l’agriculture moderne un véritable levier de développement économique et de création de richesse ». Dix domaines de formation sont ainsi ouverts dans les établissements agricoles techniques du pays. La première filière concerne l’« aviculture, cuniculture et élevages non conventionnels », destinée à former des techniciens capables de conduire des productions de volailles, de lapins, d’escargots et d’aulacodes avec des méthodes modernes.
Le ministère évoque des débouchés dans « la création et la gestion de fermes, la transformation et la commercialisation de viande et d’œufs ». Autre axe prioritaire, l’« élevage de bovins et petits ruminants » propose une formation orientée vers la production de lait, de viande et de produits dérivés. Le communiqué précise que les apprenants recevront un enseignement intégrant « les techniques modernes d’alimentation, de reproduction, de santé animale et de gestion des exploitations ». Dans la même dynamique, une filière spécifique est consacrée à l’« élevage de porcins », qualifiée de « métier très demandé dans les zones urbaines et rurales ».
Le secteur halieutique n’est pas en reste avec l’ouverture d’une formation en « pisciculture et aquaculture », destinée à « former des spécialistes de l’élevage de poissons et autres espèces aquatiques », maîtrisant la gestion des plans d’eau et le contrôle sanitaire. Les productions végétales sont également concernées à travers l’« horticulture vivrière et ornementale », la « production céréalière et légumineuse » et la « production de racines et tubercules », filières présentées comme essentielles à la sécurité alimentaire. Le communiqué met en avant l’orientation industrielle de certaines offres, notamment la « production de plantes à fibres et textiles », centrée sur le coton et les fibres naturelles, avec l’objectif de placer les jeunes « au cœur de l’industrialisation agricole ».
L’« arboriculture fruitière, forestière et produits non ligneux » vise pour sa part à « former des acteurs de la reforestation et des chaînes de valeur fruitières ». En même temps, la filière « palmier à huile et cocotier » entend développer des compétences en transformation locale et en gestion durable des plantations.
À travers ces formations, le ministère indique vouloir « offrir aux apprenants des métiers concrets, porteurs et adaptés aux réalités du marché du travail », tout en contribuant « à la sécurité alimentaire, à la transformation agricole et à la professionnalisation du secteur rural ». L’administration invite enfin les familles à se rapprocher « des Lycées techniques agricoles ou des services déconcentrés de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels » pour les modalités d’inscription.
Liste des nouvelles filières
1-Aviculture, cuniculture et élevages non conventionnels
2-Élevage de bovins et petits ruminants
3-Élevage de porcins
4-Pisciculture et aquaculture
5-Horticulture vivrière et ornementale
6-Production céréalière et légumineuse
7-Production de racines et tubercules
8-Production de plantes à fibres et textiles
9-Arboriculture fruitière, forestière et produits non ligneux
10-Palmier à huile et cocotier

