(Le Maroc en tête du classement en Afrique)
En 2025, selon l’indice Climate Change Performance Index (CCPI) publié par Germanwatch, le Bénin n’est pas classé parmi les pays africains les plus performants dans la lutte contre le changement climatique. Le Maroc, le Rwanda, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et l’Égypte sont mentionnés comme étant les pays africains les mieux classés, avec le Maroc en tête à l’échelle continentale. Le Bénin n’est pas spécifiquement cité dans les résultats de Germanwatch pour 2025, mais il est probable qu’il soit classé plus bas dans le tableau général.
Belmondo ATIKPO
Le Climate Change Performance Index 2025, publié le mercredi 06 août 2025 par l’ONG allemande Germanwatch, évalue les efforts de 63 pays et de l’Union européenne dans la lutte contre le réchauffement climatique. Sans surprise, les trois premières places du classement restent vides, symbolisant l’insuffisance des efforts globaux pour maintenir le réchauffement sous le seuil critique de 1,5°C. Avec un score de 68,32 points, le Maroc se distingue comme le pays africain le plus performant, occupant la 8ème place mondiale. Ce résultat repose sur ses efforts significatifs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’optimisation de l’utilisation de l’énergie. Le Maroc figure dans la catégorie des pays aux « bonnes performances », confirmant sa position de leader climatique en Afrique. Ce classement repose sur quatorze indicateurs regroupés en quatre catégories principales : les émissions de gaz à effet de serre (pondération de 40 %), les énergies renouvelables (20 %), l’utilisation de l’énergie (20 %) et la politique climatique (20 %). Les pays analysés sont responsables de plus de 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
À l’instar des éditions précédentes depuis 2005, les trois premières places du classement demeurent inoccupées. Germanwatch justifie cette décision par l’incapacité d’aucun pays à réduire ses émissions de CO2 de manière suffisante pour contenir le réchauffement climatique sous le seuil critique de 1,5°C. L’ONG déclare qu’« aucun pays n’a accompli des efforts suffisants pour prévenir les changements climatiques dangereux et mériter de figurer dans le Top 3 ». L’Égypte se classe 20e au niveau mondial et deuxième en Afrique, avec 60,52 points, soit une amélioration de deux rangs par rapport à 2024. Le Nigeria se positionne en troisième place africaine avec 59,16 points, mais régresse de neuf places au classement mondial (26e) en raison de ses projets d’accroissement de l’utilisation domestique et des exportations de gaz naturel. Il est classé, aux côtés de l’Égypte, dans la catégorie des « performances moyennes ».
L’Afrique du Sud se classe 4e en Afrique et 38e mondial, avec 52,74 points, mais demeure dans la catégorie des « faibles performances » en raison de sa dépendance au charbon. L’Algérie, dont le mix énergétique est dominé par les énergies fossiles, est le cinquième pays africain du classement, occupant la 51e position mondiale avec 45,96 points. Au niveau mondial, le Danemark maintient la première place avec 78,37 points, suivi des Pays-Bas et du Royaume-Uni. En bas du tableau, figurent les pays exportateurs et consommateurs de combustibles fossiles tels que les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Iran. Il convient de noter que la majorité des pays du G20, responsables de 75 % des émissions mondiales, obtiennent des scores faibles ou très faibles, à l’exception du Royaume-Uni (6e) et de l’Inde (10e).

