La Commission Nationale des Femmes (Conaf) de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin) a organisé, vendredi 05 décembre, une Journée de réflexion sur les 16 jours d’activisme. Le thème central est : Violences numériques contre les femmes au Bénin, état des lieux, défis et perspectives.
Falco VIGNON
« Les violences, il y en a partout, et elles se manifestent dans tous les milieux. Avec l’ère du numérique, ce phénomène s’est amplifié. Le numérique est aujourd’hui l’espace que beaucoup utilisent pour exercer des violences, non seulement sur les femmes, mais sur les êtres humains en général. En tant qu’activiste des droits humains, c’est un fléau que nous devons combattre », a déclaré Ayicha MASSADIMI AMOUSSA, présidente de la CONAF de la COSI-Bénin, à l’occasion de la journée de réflexion dans le cadre des 16 jours d’activisme. Elle a également souligné « qu’il est important que les militantes de la COSI-Bénin puissent être sensibilisées aux violences numériques ».
Selon la présidente de la CONAF de la COSI-Bénin, « partout dans le monde, les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre sont célébrés. La COSI-Bénin ne peut donc pas rester en marge de cet événement, qui constitue un moment fort pour que chaque institution puisse s’exprimer. La COSI-Bénin a souhaité attirer l’attention de ses militants sur les violences numériques basées sur le genre ».
Madame Ayicha MASSADIMI AMOUSSA a salué le Secrétaire Général de la COSI-Bénin, initiateur de cette activité, qui offre aux militants et militantes l’occasion de mieux comprendre que les réseaux sociaux ne sont pas des outils destinés à exercer des violences. « Ce sont des outils de travail et des opportunités, notamment pour la jeunesse. Malheureusement, on constate des dérives. Il est donc essentiel de sensibiliser afin que les gens n’enfreignent pas les lois et ne s’exposent pas à des sanctions », a-t-elle ajouté.
Lors des échanges, la communication adressée aux participantes a présenté les différentes formes de violences. La communicatrice, Amélie Delphine AKPLOGAN MASSESSI, psychologue clinicienne et consultante sur les VBG, a expliqué qu’il existe aussi des violences commises par voie numérique. Elle a décrit les types de violences, les textes et lois qui les répriment, clarifié certaines terminologies, exposé les défis à relever ainsi que les sanctions encourues par les auteurs.
Présent à la formation, le Secrétaire Général de la COSI-Bénin, Codjo Hinlin, a réaffirmé son engagement à accompagner les femmes, à améliorer les conditions de travail et à lutter contre les violences basées sur le genre.
La séance a également connu la participation de Mariam Ouédraogo, représentante du CNV Internationaal. Une déclaration de plaidoyer a été présentée par les participantes à l’issue des échanges.

