Au lendemain de la Journée de l’Industrialisation de l’Afrique, la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè a réuni entreprises, institutions régionales et jeunes professionnels autour du dispositif Talents Africains à l’International. Une rencontre au cours de laquelle, le Directeur général de la SIPI-Bénin, Létondji Béhéton, a exposé la vision d’une industrie béninoise structurée par la compétence et la mobilité des jeunes.
Initié depuis 2022, le projet « Talents Africains à l’International » continue de mobiliser les pays de la sous-région ouest-africaine pour l’employabilité des jeunes diplômés. C’est dans cet esprit que s’est tenu, vendredi 21 novembre à la GDIZ, la 3ème édition du Forum Entreprises – Talents Africains à l’International (TAI). Porté par le Réseau des Organismes de Promotion du Commerce de l’UEMOA, le dispositif TAI vise à renforcer la mobilité, la compétence et la créativité des jeunes au service des entreprises de l’Union. Et les résultats, après 03 ans de mise en œuvre, ne sont pas moins reluisants. À date, plus d’une centaine de jeunes professionnels déployés dans cinq pays et une quarantaine d’entreprises bénéficiaires.
Avec près des trois-quarts des missions concentrées sur son territoire, le Bénin se positionne comme une plateforme clé du programme. « Ce leadership traduit la vitalité de notre économie, la montée en puissance de notre secteur privé », a affirmé Létondji Béhéton à l’ouverture du Forum. En évoquant la dynamique actuelle de la zone économique, le Directeur général de la SIPI-Bénin a rappelé que plus de 20 000 jeunes y sont déjà employés. Un volume d’emplois qui témoigne de l’expansion de la plateforme industrielle, soutenue par des investissements soutenus et une confiance croissante des partenaires. L’ambition projetée à l’horizon 2030 reste élevée : atteindre les 300 000 emplois directs et positionner la GDIZ comme le hub industriel le plus structurant de la sous-région.
Pour porter cette croissance, l’accent est mis sur la construction d’une filière de compétences adaptées aux besoins des industries implantées. Parmi les chantiers annoncés, on note le renforcement du partenariat avec l’ANPE et le programme ProDIJ pour l’insertion professionnelle, ainsi que la création d’un institut spécialisé dans les métiers industriels en collaboration avec le Centre Universitaire de l’Enseignement Professionnel. Une démarche pensée pour aligner formation, expertise technique et exigences des chaînes de valeur.
Un appel fort au secteur privé
Face aux entreprises présentes, Létondji Béhéton a insisté sur les avantages qu’offre le dispositif TAI : l’accès à des jeunes professionnels préparés, opérationnels et capables d’accompagner les stratégies régionales d’expansion. « Dans un monde où la compétitivité repose autant sur les ressources humaines que sur les infrastructures, le Projet TAI est une opportunité exceptionnelle », a-t-il souligné.
Un outil d’intégration régionale salué par l’UEMOA
Représentant résident de la Commission de l’UEMOA au Bénin, Ibrahima Karembé a rappelé, dans son allocution, l’esprit d’innovation qui sous-tend le programme. « Le projet TAI… vise à offrir aux jeunes de l’Union l’opportunité de travailler dans des entreprises de l’union avec le statut de volontaire international en entreprise. », a-t-il fait savoir, tout en indiquant qu’il s’agit d’un « outil d’intégration régionale économique par l’entreprise et par la jeunesse ».
Renforcer les connexions économiques régionales
Président du ROPC-UEMOA, Laurent Gangbes a insisté sur le potentiel offert par le dispositif pour étendre l’activité des entreprises de l’Union. « Avec le projet TAI, nous affirmons que nous avons la capacité… d’aller se porter sur les marchés régionaux avec succès. », a-t-il assuré. Saisissant l’occasion, il a encouragé un maillage plus fort entre les entreprises exportatrices, notamment celles de la GDIZ, et les jeunes talents formés dans le cadre du programme. Ce, afin de créer un cercle vertueux entre développement des compétences, compétitivité des entreprises et intégration régionale.
La GDIZ, en consolidant son rôle de plateforme d’industrialisation et de développement des compétences, se positionne comme un acteur central dans la transformation économique du Bénin et de l’UEMOA. « La GDIZ réaffirme son engagement à accompagner toute initiative favorisant la montée en compétence de notre jeunesse… », a conclu Létondji Béhéton. Du reste, l’ensemble des États entendent miser sur la jeunesse, la mobilité et l’intégration économique pour soutenir le développement industriel et renforcer l’intégration régionale.
S.T.

