Les travaux de la 38ᵉ session extraordinaire du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont ouverts ce lundi à l’hôtel Azalaï de Cotonou. Prévue du 15 au 17 septembre, cette session statutaire met l’accent sur deux enjeux majeurs de l’heure : les énergies renouvelables et la libre circulation des biens et des personnes.
Bernisse ADANKON (Stag.)
Outre les questions politiques, le développement communautaire axé sur la libre circulation des biens et des personnes et l’énergie pour tous reste au cœur des priorités des parlementaires de l’UUEMOA. Conformément à ses dispositions, le Comité Interparlementaire de l’UEOMOA a ouvert lundi 15 septembre sa 38ᵉ session extraordinaire. Placée sous le thème « La promotion des énergies renouvelables, la libre circulation et le droit d’établissement des professions libérales dans l’espace UEMOA au centre des échanges parlementaires », cette session extraordinaire tient du souci de réfléchir sur les voies et moyens pour répondre aux besoins sociaux économiques des citoyens de l’espace.
Dans son allocution, le président de l’Assemblée nationale du Bénin, Louis VLAVONOU, a salué la tenue de cette rencontre tout en mettant en avant le rôle du CIP comme outil privilégié d’intégration sous régionale. Se réjouissant du fonctionnement harmonieux et régulier de l’institution parlementaire en dépit des tensions interétatiques, il a invité ses pairs à persévérer : « Ce n’est pas grave si vous avancez lentement, du moment que vous ne vous arrêtez pas », a-t-il déclaré citant Confucius.
Au cœur des échanges, deux sujets essentiels sont à noter. Il s’agit de la transition énergétique et de la mobilité professionnelle. La question énergétique, a rappelé Louis VLAVONOU, reste l’un des défis majeurs pour les pays de l’Union. « La dépendance persistante aux énergies fossiles et le faible accès à l’électricité, notamment en milieu rural, constituent de sérieuses entraves au développement économique ». En s’appuyant sur l’exemple européen, il a souligné que les politiques énergétiques peuvent servir de socle à une intégration réussie.
S’agissant de la libre circulation et du droit d’établissement des professions libérales, ainsi que des énergies renouvelables, le président par intérim du CIP, Cheick Ahmed Coulibaly a estimé qu’il s’agit de leviers importants pour dynamiser le marché intérieur de l’UEMOA, encore limité par la faiblesse des échanges intercommunautaires. À cet effet, va-t-il dire, il nous appartiendra de formuler des recommandations fortes qui contribueront à la mise en œuvre efficace des chantiers de la libre circulation et le droit d’établissement ainsi que celui de l’énergie renouvelable dans notre espace économique ».
Créé par l’article 35 du Traité constitutif de l’UEMOA, le Comité interparlementaire (CIP) est un organe de contrôle démocratique représentant les populations de l’espace communautaire dans leur diversité culturelle, intellectuelle et professionnelle. Siégeant à Bamako, au Mali, il regroupe 40 députés issus des huit États membres, soit 5 députés par État, et préfigure le futur Parlement de l’Union.
Cette 38ᵉ session extraordinaire se veut un cadre propice pour les différents acteurs afin de réaffirmer leur engagement à faire de l’intégration régionale non seulement un idéal, mais une réalité, portée par les énergies renouvelables et la solidarité entre les peuples, pour une Afrique autonome et épanouie.

