Réunis à Abuja du 4 au 6 février 2026, les hauts responsables de la CEDEAO et de la Banque africaine de développement échangent sur la prolongation du Document de stratégie d’intégration régionale pour l’Afrique de l’Ouest (2020-2027), un instrument clé pour consolider les acquis et soutenir de nouvelles opérations structurantes dans la sous-région.
Il s’agit d’une réunion de consultation de haut niveau consacrée à la prolongation du Document de stratégie d’intégration régionale (DSIR) pour l’Afrique de l’Ouest (2020-2027). Elle vise à examiner les orientations stratégiques futures du DSIR, dans un contexte régional marqué par des défis économiques, sécuritaires et sociaux, mais aussi par d’importantes opportunités d’intégration.
Dans son allocution d’ouverture, Lamin Barrow, Directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest, a mis en exergue la nécessité de prolonger le document stratégique actuel, dont l’échéance est fixée à décembre 2025. Selon lui, cette prolongation est indispensable pour permettre la continuité des interventions de la Banque et soutenir la mise en œuvre de nouvelles opérations dans le cadre du partenariat stratégique entre la BAD et la CEDEAO.
Lamin Barrow a également souligné que le DSIR constitue un outil fondamental de programmation régionale, aligné sur les priorités de développement de l’Afrique de l’Ouest, notamment en matière de connectivité, de compétitivité économique et de résilience. Accueillant les participants, le Président de la Commission de la CEDEAO, Son Excellence Dr Omar Alieu Touray, a salué l’appui constant et multiforme de la Banque africaine de développement à l’organisation sous-régionale. Il a rappelé que ce soutien couvre des secteurs clés tels que l’agriculture, les infrastructures, le commerce, les douanes, le renforcement des capacités, la santé, l’éducation, l’industrie et l’énergie.
Pour le Président de la Commission, la prolongation du DSIR offre une opportunité stratégique de renforcer l’intégration régionale, d’accélérer la mise en œuvre des politiques communautaires et de répondre plus efficacement aux aspirations des populations ouest-africaines. À travers cette concertation de haut niveau, la CEDEAO et la BAD réaffirment ainsi leur engagement commun en faveur d’une Afrique de l’Ouest plus intégrée, plus résiliente et tournée vers un développement durable et inclusif.
Par Bidossessi WANOU

