La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) organise du mardi 3 au vendredi 6 mars 2026, à Abidjan une consultation régionale sur l’avenir de l’intégration en Afrique de l’Ouest. Représentants des ministères, diplomates, parties prenantes au développement, acteurs du secteur privé, société civile et chercheurs y sont attendus.
Après les tensions qui ont fait tanguer la barque ces dernières années, la CEDEAO entend scruter son avenir. Directeur par intérim de la recherche et des statistiques de la Commission, N’Zué Félix Fofana rappelle que « la CEDEAO est à un carrefour de son histoire. Notre ambition est claire : préserver les acquis, renforcer l’intégration économique et bâtir des institutions plus solides pour un avenir partagé ».
C’est pourquoi, il importe de définir les grandes réformes politiques, économiques et institutionnelles qui guideront la Vision 2050 de la communauté. Cette rencontre d’Abidjan permettra donc, dans une approche inclusive de recueillir des contributions afin d’alimenter les décisions des chefs d’État et de gouvernement lors de leur prochain sommet. Entre autres sujets objet de discussion, la consolidation du marché commun, l’intégration de la monnaie unique et la promotion d’une agriculture climato-intelligente. Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels, les organisateurs entendent engager une réflexion approfondie sur les réformes nécessaires pour consolider la paix et la sécurité, renforcer la démocratie et améliorer la gouvernance.
L’objectif est de définir des orientations stratégiques capables d’accélérer l’intégration économique tout en répondant aux aspirations des populations ouest-africaines. Directrice, Responsable du. Bureau National CEDEAO Côte-d’Ivoire, Sandra Folquet, note que la Côte d’Ivoire, deuxième économie de l’espace communautaire et contributeur majeur au budget de l’organisation a joué un rôle essentiel. Pour elle, « La CEDEAO appartient aux peuples, son avenir se construit avec tous », d’où l’importance d’une participation élargie pour renforcer l’appropriation citoyenne du projet communautaire.
Il est prévu des discussions politiques et institutionnelles, des ateliers techniques sur la modernisation et l’harmonisation des systèmes statistiques des États membres. La qualité des données produites, leur comparabilité et leur utilisation dans la prise de décision régionale sera également au menu des échanges sachant que des statistiques fiables constituent un socle indispensable à une intégration économique efficace et durable. Au terme des travaux, des recommandations consolidées seront transmises aux chefs d’État et de gouvernement.

