Engagés dans l’inclusion financière dans l’Uemoa, à travers des solutions numériques adaptées aux besoins des populations, le Réseau de la Confédération des Institutions Financières d’Afrique de l’Ouest (CIF) et la Coopération Suisse ont procédé, vendredi 26 septembre 2025, au lancement de la phase 2 du programme « DigiCoop-WA+ ». Un pas suivi de la signature de contrats de performance avec l’ensemble des coopératives financières, parties prenantes.
Sylvestre TCHOMAKOU
Conscientes de ce que la digitalisation des coopératives financières en Afrique de l’Ouest est un levier essentiel pour promouvoir une inclusion financière plus large, les coopératives financières de la sous-région ouest-africaine et les partenaires au développement s’investissent à proposer des solutions pour booster les agents économiques à la base. C’est à ce titre qu’a été lancée, vendredi 26 septembre, la phase 2 du programme DigiCoop-WA. Intitulée « DigiCoop-WA+ », cette initiative qui n’est autre que le prolongement de la 1ère phase, soutenue par la Coopération Suisse, se veut de renforcer la résilience socio-économique des populations à faible revenu, notamment les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap et les petits exploitants agricoles en Afrique de l’Ouest, à travers l’offre des services financiers et non financiers numériques.

Mieux, il s’agit également, à travers ce programme, d’accroître la productivité agricole, faciliter l’accès au marché aux petits producteurs grâce aux innovations technologiques pour contribuer à réduire les insécurités alimentaires en Afrique de l’Ouest. Ce, en réponse aux ODD 1, 2, 5 et 8. Heureux de la mise en œuvre de cette nouvelle phase du projet, Mathieu Soglonou, Directeur Général du CIF n’a pas manqué de saluer le partenariat avec la Coopération Suisse. « Le réseau CIF a fait l’option de contribuer à l’intégration régionale à partir de la base, en soutenant le développement des économies au niveau local. Et nous nous réjouissons du partenariat qu’on a engagé avec la coopération suisse depuis bientôt trois ans, pour contribuer à améliorer l’impact de nos actions au profit des populations. », a-t-il expliqué avant d’appuyer : » (…) Le Mouvement CIF, c’est aussi l’assurance-vie pour des personnes exclues du secteur d’assurance classique. Notre engagement, c’est sur ceux qui n’ont pas la voix. Notre engagement, c’est sur les plus faibles. Notre engagement, c’est de faire en sorte qu’au soir de la vie, les personnes qui n’ont pas été dans les institutions classiques puissent aussi avoir leur retraite. Notre engagement, c’est de pouvoir donner le sourire, de l’espoir aux derniers kilomètres, pour ne pas dire aux derniers centimètres ».
Partenaire de mise en œuvre de ce projet, la Coopération Suisse, par la voix de sa Cheffe, Stéphanie Guha, s’est réjouie de participer à ce projet qui s’inscrit dans ses priorités stratégiques à savoir, la sécurité alimentaire et le développement agricole, l’innovation digitale, l’équité et l’inclusion, et la durabilité environnementale en réduisant l’empreinte écologique des services financiers. « Nous sommes convaincus que la digitalisation inclusive constitue un levier essentiel pour ne laisser personne de côté. Elle permet non seulement d’accroître l’efficacité des services financiers, mais aussi de créer de nouvelles opportunités économiques et sociales, en particulier pour les petits producteurs femmes et jeunes. », a-t-elle assuré.

Des résultats ambitieux pour une croissance inclusive
Les activités prévues dans le cadre du programme devront permettre d’atteindre, à terme, 1 million d’agents économiques. 80% des bénéficiaires, soit 800.000, bénéficieront de l’éducation financière et non financière ; et 250.000 personnes seront renforcées en entrepreneuriat, notamment les femmes et les jeunes. Dans le secteur agricole, 100.000 petits producteurs bénéficieront du financement agricole avec le digital. Par ailleurs, l’objectif financier du projet est de collecter 300 milliards de francs CFA et accompagner les besoins de financement à hauteur de 80 milliards de francs CFA. À noter que le projet couvre la période allant de 2025 à juillet 2029, soit 4 ans. Cinq (05) pays, le Bénin, Burkina Faso, le Mali, le Togo et le Sénégal sont concernés dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet.

