Les travaux de l’atelier régional des villes durables ont démarré ce lundi 15 septembre 2025 à Cotonou. C’est le représentant du ministre du cadre de vie et de développement durable Ghislain Hounnou qui a procédé au lancement des travaux en présence de l’ambassadrice de France près le Bénin, le représentant de la Banque mondiale, du premier adjoint au maire de la ville de Cotonou et plusieurs cadres des ministères et structures impliqués dans la préservation de l’environnement et la gestion des risques d’inondation.
Falco VIGNON
Cet atelier régional sur des villes durables se déroule du 15 au 19 septembre 2025 autour du thème : « Villes résilientes, gestion intégrée du risque d’inondation urbaine ». Organisé par la Banque mondiale (BM) et l’Agence Française de Développement, il vise à renforcer les capacités des décideurs et acteurs municipaux pour promouvoir des villes durables, sûres et agréables à vivre. Pendant cinq jours, 125 délégués municipaux venus de plusieurs villes africaines, aux côtés d’experts et de partenaires techniques, échangeront sur les stratégies et solutions innovantes face aux défis croissants des inondations urbaines.
Ledit atelier intervient dans un contexte marqué par une urbanisation rapide et des risques climatiques accrus, les inondations représentent à elles seules près de 65 % des catastrophes en Afrique subsaharienne. Selon Ghislain Hounnou, le représentant du ministre, cet atelier se veut un espace d’apprentissage, de dialogue et de co-construction avec trois objectifs clés. Il s’agit de comprendre les dynamiques de risque d’inondation en milieu urbain africain, grâce à des études de cas, à des visites de terrain à Cotonou et Porto-Novo, et à des sessions techniques interactives, d’explorer les solutions : Infrastructures grises, vertes et bleues, gestion des déchets solides, maîtrise de l’urbanisation en zones à risque, gouvernance locale et implication communautaire et enfin d’Identifier et de prioriser des investissements structurants en matière d’infrastructures et de financement, afin de renforcer la résilience urbaine dans la durée.
Avant de procéder à l’ouverture des travaux, le représentant du ministre a rappelé les défis du temps moderne. «Les défis qui nous rassemblent aujourd’hui dépassent nos frontières nationales. L’Afrique est le continent qui connaît la croissance urbaine la plus rapide au monde en trente ans. Le nombre de villes africaines a doublé, passant de 3 300 à 7 600, et la population urbaine a augmenté de 500 millions de personnes avec un taux d’urbanisation de 4,4% par an, le plus élevé du monde. Près d’un milliard d’Africains vivront bientôt dans des villes. Plus de la moitié des Béninois vivent en ville depuis 2017. Mais cette urbanisation galopante, souvent non planifiée, accroît dramatiquement l’exposition aux risques climatiques..», a rappelé Ghislain Hounnou à toutes les parties prenantes.

