La dynamique de l’économie béninoise s’accélère, impulsée par les solides résultats des cinq dernières années. La croissance est projetée à 7,5 % en glissement annuel en 2025, dans le droit fil du taux enregistré en 2024, et elle devrait rester forte à moyen terme. Ce nouveau décaissement de l’institution de Bretton Woods est une prime à l’effort de modernisation de l’économie béninoise.
Le document indique que « le Bénin a solidement exécuté ses programmes appuyés par le FMI. La détermination des autorités à mettre en œuvre des réformes économiques a produit des dividendes tangibles sous la forme d’une croissance plus vigoureuse et plus stable, d’un accès plus favorable aux marchés internationaux et d’un appui continu des partenaires techniques et financiers. Les autorités doivent maintenant entretenir la discipline budgétaire et la dynamique des réformes, et renforcer les politiques inclusives, tout en demeurant vigilantes face aux risques régionaux et mondiaux ».
Le communiqué précise par ailleurs que « L’assainissement des finances publiques opéré en 2024 a permis de ramener le déficit budgétaire à 3,1 % du PIB. La loi de finances de 2026 vise à le maintenir dans les limites du plafond de 3 % du PIB fixé par l’Union économique et monétaire ouest-Africaine (UEMOA). L’ajustement budgétaire reste ancré dans la stratégie de recettes à moyen terme, grâce à une mobilisation soutenue des recettes fiscales et à une rationalisation de la dépense ».
Aussi, « Le rééquilibrage du portefeuille de la dette pour donner à terme plus de poids à la dette intérieure, ainsi que le prévoit la stratégie d’endettement à moyen terme, devrait rester une priorité ». Mieux, « le risque de surendettement du Bénin continue d’être jugé modéré grâce à une plus forte capacité d’endettement, mais la récente révision à la hausse de la dette de l’administration centrale invite à une plus grande vigilance. Celle-ci, ainsi que le maintien d’une gestion proactive de la dette et une surveillance renforcée de la dette des entreprises publiques, contribuera à atténuer les risques de refinancement extérieur.
Les autorités devraient continuer d’accroître la transparence des finances publiques, notamment en publiant dans leurs bulletins statistiques réguliers les données de budget et de dette récemment révisées. La vigilance s’impose aussi dans le renforcement de la gouvernance et de la transparence des entreprises et organismes publics compte tenu de leur présence grandissante dans l’économie nationale. » alerte le FMI. « Il est essentiel que les autorités de supervision maintiennent leur contrôle sur les institutions financières publiques et privées. Cela contribuera à sauvegarder la stabilité financière et à limiter les risques d’engagements conditionnels.
Davantage d’efforts sont nécessaires pour encourager la formalisation de l’économie et accompagner le développement des petites et moyennes entreprises. » recommande le Fonds monétaire international. La mise à jour du registre social et l’application des recommandations de la cartographie des programmes de protection sociale récemment publiée permettront d’accroître l’efficience des initiatives d’aide sociale en faveur des ménages vulnérables.
Dans le cadre du programme appuyé par la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD), les autorités ont récemment adopté une nouvelle réglementation de la gestion des finances publiques applicable au climat, amélioré l’architecture de l’information financière dans ce domaine, réformé les tarifs de l’eau, déployé un dispositif d’assurance agricole et renforcé la protection sociale. Les autorités devront entretenir la dynamique des réformes pour promouvoir la stabilité de la balance des paiements à long terme et mobiliser davantage les financements liés au climat impulsés par le secteur privé », conclut le communiqué.
Par Belmondo ATIKPO

