Ouvert le 20 février à Cotonou, le Festival International des Arts du Bénin (FInAB) déploie sa quatrième édition sous le signe de la diversité culturelle et de la coopération. Pendant 10 jours, la mode et la musique occuperont le devant de la scène, dans un format enrichi et intégrant une série d’activités promouvant plusieurs pays.
Par Sylvestre TCHOMAKOU
Placée sous le thème « Les industries culturelles et créatives : levier de diversité culturelle, de coopération et de paix », l’édition 2026 du FinAB met en dialogue sept (07) disciplines : arts visuels, musique, danse, cinéma, mode, théâtre et littérature. Deux (02) de ces disciplines, notamment la mode et la musique, considérées comme vitrines du dynamisme créatif africain, sont à l’honneur. Depuis son lancement en 2023, le festival a progressivement construit un espace de convergence entre artistes locaux, diaspora et scènes internationales.
Avec près de 200 000 participants, plus de 400 stands et une forte audience numérique, le FInAB, en quelques années, a conquis plus d’un. Tenant compte d’ailleurs des statistiques et des retours, le promoteur Ulrich Adjovi a rappelé que l’objectif du FinAB est de créer des passerelles entre disciplines, favoriser les collaborations et offrir aux talents africains une scène d’expression ouverte sur le monde. Pour 2026, à l’en croire, deux scènes distinctes sont introduites : l’une dédiée aux grandes performances, l’autre aux découvertes et aux expressions émergentes, afin d’élargir les formats et les publics.
Mode et musique en vitrine
La FinAB Fashion Week, point d’orgue de la séquence mode, mettra à l’honneur plusieurs créateurs béninois engagés dans la valorisation du savoir-faire local. Côté musique, plus de trente artistes se succèderont sur scène.
Des journées thématiques à savoir : Nigeria Day, Togo Day, Morocco Day et Liban Day viennent renforcer la dimension diplomatique et interculturelle du festival, en célébrant les liens historiques et les communautés qui participent à la vitalité économique et culturelle du Bénin.
La culture : facteur de développement

Pour le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, la culture participe pleinement à la transformation urbaine et à l’attractivité territoriale. << La culture est une infrastructure invisible qui donne à une ville sa respiration et sa résilience. (…) Investir dans la culture est une stratégie. (…) Agir pour la culture, c’est agir pour notre économie.>>, a assuré le nouveau maire de Cotonou qui a salué l’engagement du promoteur du FinAB, Ulrich Adjovi pour le rayonnement du Bénin à l’international.
Même tonalité du côté de Shadiya Assouman, qui souligne que << le FInAB s’est affirmé comme un rendez-vous majeur… Ce festival illustre la vitalité et la vivacité de la culture béninoise et africaine…>>.
Au-delà des spectacles, la 4e édition a également distingué plusieurs figures et œuvres marquantes. L’écrivain Jean Pliya a été honoré à titre posthume pour « La Secrétaire Particulière ».
Jusqu’au 1er mars, Cotonou se positionne ainsi comme un laboratoire créatif où se croisent ambitions économiques, diplomatie culturelle et affirmation identitaire.

