Avec l’appui de la coopération allemande à travers la KfW, le Fonds National de Développement Agricole (FNDA), a restitué deux études consacrées aux investissements agricoles durables et à l’accès des femmes au financement. L’initiative vise à renforcer les mécanismes de financement en faveur d’une agriculture plus inclusive et respectueuse de l’environnement.
Face aux enjeux climatiques et aux inégalités persistantes dans l’accès au financement, le secteur agricole béninois amorce une réflexion sur de nouveaux leviers d’action. À Cotonou, le Fonds National de Développement à Agricole (FNDA) a réuni des acteurs publics, des partenaires techniques et institutions financières autour d’un atelier de restitution consacré à deux études portant sur les investissements verts et le financement des femmes entrepreneures rurales.
Organisée avec l’appui de la coopération financière allemande, à travers la KfW Banque de développement, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme « Promotion du secteur privé à travers le FNDA », soutenu à hauteur de 15 millions d’euros.
La première étude présentée met en lumière des solutions concrètes pour accompagner la transition vers une agriculture plus respectueuse de l’environnement. Elle identifie plusieurs types d’investissements capables de contribuer à l’adaptation au changement climatique.
Parmi les options proposées figurent les équipements d’irrigation solaire, les semences améliorées résistantes à la sécheresse, les engrais biologiques, la solarisation des unités de transformation ainsi que les systèmes de production de biogaz.
Ces innovations offrent des perspectives pour moderniser les chaînes de valeur agricoles tout en limitant leur impact environnemental.
L’accès au financement des femmes en question
La seconde étude s’intéresse à la situation des femmes dans le secteur agricole. Elle met en évidence les difficultés d’accès au financement auxquelles elles sont confrontées, malgré leur contribution importante à la production agricole. Les analyses présentées montrent que les femmes rurales restent sous-financées, en raison de plusieurs contraintes liées notamment aux garanties, à l’accès à l’information et aux conditions d’octroi des crédits.
Pour répondre à ces défis, le FNDA s’appuie sur des critères alignés sur le standard international « 2X Challenge », afin de promouvoir des mécanismes financiers plus inclusifs et de soutenir l’entrepreneuriat féminin dans le secteur agricole.
L’atelier a réuni les institutions financières partenaires du FNDA, les organisations professionnelles agricoles, ainsi que les autorités publiques et les partenaires techniques et financiers. Il a permis de partager les résultats des études, de présenter les critères d’éligibilité et de consolider le cadre de collaboration entre les différents acteurs.
Cette initiative s’inscrit dans la Mesure d’Accompagnement mise en œuvre par le consortium international IPC–Horus, en appui au refinancement des institutions financières partenaires à travers le Guichet 3 « Accès aux services financiers ».
Par Sylvestre TCHOMAKOU

