Une facilité financière de 50 millions d’euros a été instituée à Abidjan à travers un partenariat entre la BIDC et AFG Holding SA. L’objectif : renforcer l’accès au crédit des entreprises privées, en particulier les PME, et stimuler l’activité économique dans l’ensemble de la CEDEAO.
Dans un contexte où les économies ouest-africaines cherchent à consolider leurs bases productives et à soutenir leurs entreprises face aux mutations du marché régional, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et AFG Holding SA ont conclu, mardi 18 novembre 2025 à Abidjan, un accord présenté comme un levier de croissance pour le secteur privé. L’entente porte sur la mise en place d’une ligne de crédit de 50 millions d’euros destinée à renforcer les activités des filiales d’AFG Holding opérant en Côte d’Ivoire et en Guinée.
Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC, a rappelé l’orientation de l’institution vers un développement inclusif, porté par des investissements favorisant la création d’emplois et la réduction de la pauvreté. « L’autonomisation du secteur privé est un pilier essentiel de nos efforts pour relever le défi persistant du chômage des jeunes et favoriser la résilience économique dans notre sous-région », a-t-il déclaré, soulignant l’importance du mécanisme pour améliorer l’accès au financement des entreprises qui dynamisent les économies nationales.
Un dispositif orienté vers les PME, moteur des économies nationales
La facilité financière mise en place vise prioritairement les Petites et Moyennes Entreprises, considérées comme le socle de l’activité économique en Afrique de l’Ouest. En offrant des capitaux abordables et de long terme, le mécanisme doit permettre aux PME d’élargir leur capacité d’investissement, d’adopter des technologies plus performantes et de renforcer leur compétitivité au sein des chaînes de valeur régionales et mondiales.
Pour AFG Holding SA, ce partenariat représente une opportunité d’approfondir son rôle dans le financement de l’économie réelle.
L’administrateur de l’institution, Kouakou Anzoua Abissa, a salué l’engagement de la BIDC et a insisté sur la volonté du groupe de gérer ces ressources avec transparence et rigueur, afin d’obtenir des résultats probants en matière de développement du secteur privé.
Consolider l’écosystème financier ouest-africain
Cette facilité de 50 millions d’euros apparaît ainsi comme un instrument structuré pour stimuler la croissance, consolider les capacités des entreprises privées et nourrir une prospérité durable dans l’espace CEDEAO
S.T.

