Après Abuja, le Bénin–Nigeria Business Forum 2026 a poursuivi sa trajectoire à Lagos, cœur économique du Nigeria. Cette étape a mis en lumière la stratégie béninoise de séduction des investisseurs nigérians, fondée sur un cadre des affaires structuré, des outils de financement dédiés et des infrastructures pensées pour l’expansion régionale.
Traduire l’intérêt croissant des entreprises nigérianes pour le Bénin en projets structurés, financés et orientés vers les marchés régionaux et internationaux. C’est dans ce dessein que s’est poursuivi le Bénin–Nigeria Business Forum 2026 à Lagos. Réunis le 28 janvier, près de 300 chefs d’entreprises nigérians, aux côtés d’institutions des deux pays, ont échangé autour des opportunités d’investissement offertes par un corridor économique présenté comme complémentaire et porteur.
L’ambition portée à Lagos est de positionner le Bénin comme une base opérationnelle pour les entreprises nigérianes souhaitant élargir leur empreinte régionale, tout en renforçant la coopération entre acteurs publics et secteur privé. Cette vision s’appuie sur des réformes économiques engagées, des infrastructures industrielles en développement et une logistique pensée pour le commerce régional.
Le climat des affaires comme atout
Les interventions ont mis en avant un environnement des affaires présenté comme lisible et orienté vers l’exécution. « Le Bénin se positionne aujourd’hui comme un espace d’opportunités concrètes pour les entreprises nigérianes en quête d’expansion… », a déclaré Casimir Migan, soulignant la volonté de transformer rapidement les intentions en résultats mesurables. Dans la même logique, Eric Akouté a affirmé que « le Bénin n’est plus une promesse, c’est une plateforme opérationnelle », insistant sur le rôle de l’APIEx dans l’accompagnement des projets.
Un écosystème industriel déjà bénéfique
La Zone industrielle de Glo-Djigbé a été présentée comme un levier important, avec une progression marquée des échanges commerciaux entre les deux pays. « En 2024, les exportations du Bénin vers le Nigeria ont augmenté de plus de 90 % », a rappelé Faki Adje, mettant en avant un écosystème industriel conçu pour l’export. Sur le plan financier, la CDC Bénin s’est dite prête à structurer et cofinancer des projets viables, tandis que le Port autonome de Cotonou a été positionné comme une alternative logistique compétitive pour les opérateurs nigérians. Du côté nigérian, les organisations patronales ont exprimé une disponibilité affirmée. « Lagos est un centre décisionnel et financier majeur… Le Bénin se distingue aujourd’hui comme une destination crédible », a indiqué le président de la LCCI. Pour la NACCIMA, « le secteur privé nigérian est prêt à aller au-delà des échanges commerciaux traditionnels pour investir, produire et co-créer de la valeur ». À Lagos, les bases institutionnelles sont posées, les outils financiers et industriels sont mobilisés, et le corridor Bénin–Nigeria s’affirme comme un espace d’expansion pour des investisseurs en quête de croissance régionale.

