La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé, le 23 décembre 2025 à Lomé, l’approbation par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) de trois projets climatiques destinés au Bénin, au Burkina Faso et au Mali. Ce Fonds permettra de renforcer la résilience climatique dans ces trois pays.
Entièrement conçues et structurées par la Banque de développement de l’Uemoa, ces initiatives bénéficient d’un financement global de plus de 29 millions de dollars américains, soit environ 17 milliards de FCFA, octroyés sous forme de dons. Les projets ciblés visent à renforcer la résilience climatique des territoires et des populations, restaurer des écosystèmes dégradés et promouvoir un développement sobre en carbone.
Ils illustrent la diversité du portefeuille climat de la BOAD, couvrant à la fois l’adaptation agricole, la lutte contre la désertification et la résilience urbaine. Au Burkina Faso, le Projet d’Adaptation Climatique et d’Agriculture Résiliente dans le Plateau Central (PACAR) bénéficie d’un financement de 10 millions de dollars, soit environ 5,8 milliards de FCFA. Il permettra la restauration de 15 000 hectares de terres dégradées, la promotion de pratiques agricoles intelligentes face au climat ainsi que l’amélioration de l’accès à l’eau, en cohérence avec les objectifs de la Grande Muraille Verte. Au Mali, le Projet Intégré d’Adaptation et de Résilience au Climat (PAREC) est doté de 11,227 millions de dollars, équivalant à près de 6,6 milliards de FCFA. Il vise la réhabilitation de 150 000 hectares de paysages sahéliens dégradés et le renforcement durable des moyens de subsistance d’environ 350 000 bénéficiaires. Le projet couvre 26 communes des régions de Kayes, Nioro et Ségou et contribue à la lutte contre la désertification ainsi qu’à l’amélioration durable des conditions de vie des populations locales.
Au Bénin, le Projet de Verdissement du Grand Nokoué (PVGN) bénéficie d’un financement de 8 millions de dollars, soit environ 4,6 milliards de FCFA. Il ambitionne de transformer le modèle urbain à travers la mise en place d’infrastructures vertes et bleues, ainsi que des solutions de mobilité à faible émission de carbone, dans une perspective de résilience climatique et de durabilité urbaine. L’approbation de ces trois projets vient renforcer la coopération entre la BOAD, le FEM et les États bénéficiaires. Agence accréditée auprès du FEM, la BOAD confirme sa montée en puissance dans l’identification, la structuration et le montage de programmes climatiques complexes au profit des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Selon la BOAD, ces résultats traduisent l’engagement de son Président, Serge EKUE, à positionner l’institution comme un levier central du développement durable et de la finance climat en Afrique de l’Ouest. Ils témoignent également de la capacité de la Banque à faire émerger des projets structurants à fort impact social et environnemental. La réussite de ces dossiers repose sur une approche participative. Dans chaque pays concerné, la BOAD a organisé des ateliers nationaux d’information et de formulation des projets FEM, en concertation avec les autorités locales, afin d’identifier les besoins prioritaires. Grâce à son expertise technique, la Banque a ensuite transformé ces concepts en propositions de financement conformes aux standards internationaux les plus exigeants du FEM.
Pour l’avenir, la BOAD entend renforcer cette dynamique à travers le Fonds d’Études Climat (FEC), un mécanisme destiné à accélérer la préparation et la maturation des projets climatiques en amont, afin de garantir un flux constant d’investissements verts dans la région. En accompagnant les États membres dans la mise en œuvre de leurs Contributions Déterminées au niveau National (CDN) et des engagements issus de l’Accord de Paris, la Banque réaffirme son rôle de partenaire stratégique pour un avenir résilient et durable en Afrique de l’Ouest.
Par B.W.

