En matière d’exploitation des ressources naturellles, notamment du pétrole, la quasi-totalité des pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) exporte sa production. C’est ce que révèle le Rapport sur la politique monétaire dans l’UMOA de mars 2026 de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Au cours du quatrième trimestre de 2025, les exportations ont dépassé les importations dans l’Uemoa. Selon le Rapport sur la Politique Monétaire dans l’UMOA de Mars 2026 de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le solde des échanges extérieurs de biens s’est amélioré de 3 257,0 milliards de FCFA en glissement annuel, pour ressortir excédentaire à 3 301,9 milliards de FCFA, en raison de la hausse des exportations (+50,4 %), plus importante que celle des importations (+3,5 %).
Le solde des échanges extérieurs de biens de l’Union est ainsi en nette progression.
La performance notée au niveau des exportations résulte des ventes des produits pétroliers (+100,0%), d’or et métaux précieux (+81,1%), de cacao (+27,0%) et de caoutchouc (+25,6%). Le document note que l’orientation favorable des ventes de produits pétroliers et de caoutchouc est principalement tirée par la hausse des volumes expédiés, atténuée par la baisse des cours de ces spéculations à l’international. En revanche, les exportations d’or sont soutenues principalement par les prix sur les marchés internationaux qui se maintiennent à un niveau élevé. Le profil ascendant des exportations a été atténué par le repli des ventes de coton (-50,9%), de café (-9,8%) et de noix de cajou (-2,9%), en raison principalement de la contraction de leur prix à l’international.
Selon le Rapport sur la Politique Monétaire dans l’UMOA de Mars 2026 de la BCEAO, les échanges extérieurs des pays de l’Union se sont traduits en 2025 par un excédent du solde global de la balance des paiements de 7.027,6 milliards, après 3.012,7 milliards en 2024. Cette performance résulte principalement du net repli du déficit du compte des transactions courantes qui s’est établi à 2,0% du PIB en 2025 après 5,7% en 2024, en lien avec l’amélioration des termes de l’échange et le profil haussier des exportations d’hydrocarbures et d’or. Elle a également bénéficié de la mobilisation des ressources extérieures par les États membres. En 2026, les comptes extérieurs devraient demeurer excédentaires selon les prévisions.
D’après les dernières projections réalisées par la BCEAO, le taux de croissance économique de l’Union est attendu à 6,4% en 2026 et 6,3% en 2027, après une estimation de 6,7% pour l’année 2025.
Par Abdul Wahab ADO

