À l’Africa Agri Forum tenu du 19 au 21 novembre 2025 à Cotonou, la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè (GDIZ) a présenté sa vision de l’agriculture moderne, capable de sortir l’Afrique, notamment le Bénin de la précarité. Celle-ci, selon le Directeur général adjoint de la SIPI-Bénin, Faki Adjé, est portée par la transformation, la fluidité des filières et les partenariats structurants.
Pour tirer davantage de valeur des productions agricoles, la Zone industrielle de Glo-Djigbé-Zè (GDIZ) réaffirme son engagement pour une transformation agro-industrielle plus dynamique. Cette conviction, le Directeur général adjoint de la SIPI-Bénin l’a martelée à l’Africa Agri Forum tenu au Sofitel Marina Hôtel de Cotonou, du 19 au 21 novembre 2025. Un rendez-vous qui a réuni acteurs publics, organisations internationales et opérateurs privés autour des enjeux de modernisation du secteur agricole. Intervenant au panel intitulé « Réinventer l’Agriculture : Moderniser, Transformer, Valoriser », Faki Adjé, a exposé la vision de la GDIZ aux côtés de Dossa Aguemon, représentant du ministère de l’Agriculture, et d’Ali Ouattara du World Food Programme. Les échanges ont souligné l’urgence de renforcer les chaînes de valeur agricoles pour accroître la compétitivité et améliorer les revenus des producteurs. Les discussions ont mis en avant la nécessité d’un meilleur alignement entre production, transformation et commercialisation. Selon les intervenants, le développement d’un réseau logistique performant et la réduction des frictions entre les maillons de la chaîne permettraient d’augmenter la valeur ajoutée locale et de renforcer les débouchés pour les agriculteurs.
La GDIZ, qui accueille déjà plusieurs unités agro-industrielles, a rappelé que la fluidité des chaînes de valeur constitue un levier important pour faire émerger des filières solides, capables d’absorber une production croissante tout en améliorant la qualité des produits finis.
L’accès aux intrants au cœur du débat
Un autre point soulevé au cours du panel porte sur l’approvisionnement en intrants. Les participants ont appelé à une meilleure structuration du marché des semences, engrais et équipements agricoles, afin de garantir la continuité des productions et d’accompagner les agriculteurs vers des pratiques plus performantes.
Pour le DGA de la SIPI-Bénin, l’amélioration de l’accès aux intrants s’inscrit dans une stratégie plus large d’accompagnement des chaînes de valeur, avec l’objectif de rendre la transformation agro-industrielle plus attractive et durable.
Des partenariats renforcés pour un impact durable
Le panel a également mis en avant l’importance des synergies entre les secteurs public et privé pour moderniser durablement le secteur. Les collaborations entre institutions, entreprises et organisations internationales apparaissent aujourd’hui comme des leviers décisifs pour structurer les filières, financer les innovations et ouvrir de nouveaux marchés. Pour la GDIZ, cette dynamique partenariale est au cœur de sa vision qui est d’avoir « une agriculture qui génère plus d’emplois, ouvre davantage d’opportunités et renforce la fierté nationale par la valorisation locale de la production ».

