Au lendemain de leur prise de fonction, les autorités territoriales de l’Atlantique multiplient les initiatives pour mieux appréhender les projets structurants implantés dans leurs circonscriptions. En visite à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), le préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotègnon, accompagné de plusieurs maires du département, a pu mesurer l’ampleur des investissements réalisés et leurs impacts socio-économiques.
L’industrialisation s’impose progressivement comme l’un des principaux moteurs de diversification de l’économie béninoise. C’est dans cette dynamique que le préfet de l’Atlantique, Raphaël Akotègnon, a conduit, le vendredi 17 juillet 2026, une délégation composée de cadres de la préfecture ainsi que des maires et premiers adjoints aux maires des communes de Zè, Tori-Bossito, Ouidah et Allada à la découverte de la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ). Accueillie par Faki Adjé, directeur général adjoint de la Société d’investissement et de promotion de l’industrie (SIPI-Bénin), la délégation a suivi une présentation consacrée à la création de la plateforme, à ses filières industrielles ainsi qu’aux capacités de production des unités déjà opérationnelles. La visite s’est poursuivie dans plusieurs unités de production, notamment Bénin Cashew, spécialisée dans la transformation des noix de cajou, et Benin Textile (Btex), dédiée à la transformation du coton béninois.
Cette immersion a permis aux autorités locales d’observer les différentes étapes des chaînes de production et de rencontrer les milliers de jeunes employés qui participent au fonctionnement quotidien de la plateforme industrielle.
Au terme de cette visite, Raphaël Akotègnon a salué la vision de l’ancien président Patrice Talon, à l’origine de la création de la GDIZ. Il a estimé que cette plateforme constitue un levier de transformation économique appelé à poursuivre son développement afin d’accompagner l’industrialisation du Bénin.
Le préfet s’est également déclaré confiant quant à la poursuite de cette dynamique sous le magistère du président de la République, Romuald Wadagni, qu’il présente comme la cheville ouvrière des réformes engagées au cours des dernières années.
Qualifiant la GDIZ de « merveille » et de « fierté nationale », il a estimé que cette expérience pourrait inspirer le développement d’autres pôles industriels sur le territoire national.
Une opportunité pour la reconversion professionnelle
Au-delà des performances industrielles, Raphaël Akotègnon a insisté sur les perspectives d’emploi offertes par la plateforme. Il s’est notamment appuyé sur le témoignage d’une employée titulaire d’un master en droit qui exerce désormais dans une unité industrielle de la GDIZ après une reconversion professionnelle.
« Quelle que soit la filière d’origine, on peut venir ici, se reconvertir et gagner sa vie. Rien n’est perdu », a-t-il déclaré, invitant les jeunes du département de l’Atlantique et de l’ensemble du pays à saisir les opportunités offertes par la plateforme.
Des préoccupations locales également abordées
Le maire de Zè, Paolo Gbande, a salué l’initiative du préfet et annoncé qu’une visite similaire sera prochainement organisée au profit des conseillers communaux afin de leur permettre de mieux connaître les installations de la GDIZ. Les échanges ont également porté sur les besoins liés au logement des travailleurs, une question régulièrement évoquée par les employés de la zone industrielle. La SIPI-Bénin et les autorités communales ont indiqué que des pistes de collaboration seront examinées afin d’apporter des réponses adaptées à cette préoccupation.
Par Sylvestre TCHOMAKOU

