Le jeudi 30 avril 2026, le Conseil national du patronat du Bénin (CNP-Bénin) a initié à l’endroit des chefs d’entreprise, chercheurs et acteurs de la formation professionnelle un atelier d’échanges sur le décret n° 2025-388 du 2 juillet 2025 relatif au Cadre National de Concertation pour la Promotion de l’Enseignement et de la Formation Technique et Professionnelle (EFTP) au Bénin. Occasion de recueillir les recommandations des différents acteurs présents.
Par Sylvestre TCHOMAKOU
Au Bénin, la transformation progressive du système de formation professionnelle reste l’un des axes voulus par le gouvernement pour accélérer la croissance économique et le développement inclusive. Pour ne point rester en marge de cette dynamique bénéfique pour tous, les acteurs du privé se mobilisent autour des mécanismes d’adaptation des compétences aux besoins économiques. C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’atelier d’échanges organisé le 30 avril 2026 par le Conseil national du patronat du Bénin (CNP-Bénin). Chefs d’entreprise, chercheurs et professionnels du secteur ont ainsi passé en revue le décret n° 2025-388 du 2 juillet 2025 relatif au Cadre National de Concertation (CNC) pour la promotion de l’Enseignement et la Formation Technique et Professionnelle (EFTP). Objectif : mieux faire connaître ce dispositif et renforcer l’implication du secteur productif dans la construction des politiques de formation.
Au cœur des discussions, la volonté de rapprocher davantage les contenus de formation des exigences du marché de l’emploi. « Il nous a paru utile d’en parler, d’inviter les membres du CNP à échanger autour de ça parce qu’il y a beaucoup de choses qui se font depuis que le gouvernement a adopté en 2019 une stratégie nationale pour le TFP, accompagnée d’une loi cadre de janvier 2022 et il y a beaucoup de choses qui sont en chantier et la logique aujourd’hui c’est d’associer intimement le secteur privé, le monde professionnel à l’enseignement technique, à l’organisation, à tout ce qui concerne l’enseignement technique et la formation professionnelle. », a expliqué Cosme Zinsou de la Commission Formation et éducation du CNP-Bénin.
Des curricula adaptés aux besoins de l’emploi
Le cadre proposé ouvre notamment la voie à une participation accrue des entreprises dans l’élaboration des référentiels métiers et des curricula, sur la base de leurs besoins réels. Une orientation qui a nourri des échanges approfondis entre participants, chacun apportant son expérience et ses attentes.
Les discussions ont permis de formuler plusieurs recommandations, portant aussi bien sur les ajustements techniques que sur les dimensions organisationnelles du dispositif. Une dynamique saluée par les participants, qui y voient une opportunité d’améliorer l’efficacité du système de formation. « Nous sommes ravis d’avoir participé et nous espérons que de beaux jours s’annoncent pour accompagner toutes les entreprises qui sont présentes dans la formation technique et professionnelle des employés. », a confié un des participants, Thierry Hounga. Même perspective pour Dr Samira Bagnan : « Je pense que les apports de tout un chacun vont permettre à ce décret d’être un peu révisé. Il y a eu des apports techniques, des apports sociaux aussi et j’espère que lorsque nous allons tenir encore un autre atelier, que d’autres apports permettront aussi d’améliorer tout ce qui rentre dans la formation technique et professionnelle au Bénin. ». À l’issue de l’atelier, les attentes convergent vers une prise en compte effective des propositions formulées, avec en ligne de mire une meilleure adéquation entre formation et emploi.

