Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a validé la prolongation des arrangements financiers de soutien au Bénin – notamment ceux du Mécanisme élargi de crédit (MEC), de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme pour la résilience et la durabilité (MRD) – jusqu’au 28 février 2026. Cette extension offre à Cotonou le temps nécessaire pour achever les derniers examens de ces programmes et prépare le terrain pour de futurs engagements économiques entre le pays et le FMI.
Dans une décision adoptée et rendue publique par le FMI, le Conseil d’administration de l’institution financière internationale a approuvé la demande des autorités béninoises de prolonger jusqu’au 28 février 2026 les accords en cours sous le MEC, la FEC et le MRD. Ces dispositifs, piliers du soutien financier et technique à la politique économique du Bénin, devaient initialement toucher à leur terme en début janvier.
Cette prorogation « sur la base d’une procédure de lapse-of-time », utilisée lorsque la décision ne nécessite pas de réunion formelle du Conseil, permet à Cotonou de disposer de la marge de manœuvre indispensable pour finaliser le septième et ultime examen des dispositifs MEC et FEC, ainsi que le quatrième et dernier examen du MRD. Elle vise aussi à « préparer le terrain en vue de futurs engagements programmatiques » entre le Bénin et le FMI, selon le communiqué de l’institution.
Approuvés respectivement en juillet 2022 et décembre 2023, les accords MEC/FEC et MRD constituent l’ossature de l’accompagnement de l’institution de Bretton Woods au plan économique béninois. Le premier, d’un montant total de 638 millions de dollars sur 42 mois, vise à soutenir la consolidation budgétaire, la mobilisation des recettes, la maîtrise de la dette et l’amélioration de la gouvernance publique. Le second, doté de 200 millions de dollars sur 24 mois, est conçu pour aider les autorités à faire face aux risques à long terme, notamment climatiques menaçant la stabilité macroéconomique.
L’importance de ces programmes pour le Bénin réside dans leur double dimension : renforcer la résilience de l’économie face à des chocs internes et externes, tout en consolidant les récentes performances macroéconomiques du pays. Selon des rapports du FMI, le Bénin a enregistré une croissance soutenue ces dernières années, tout en respectant les objectifs de déficit budgétaire du cadre économique et financier de l’UEMOA, ce qui a été salué par les missions de l’institution.
L’extension de ces accords intervient à un moment crucial où le Bénin achève des réformes structurelles d’importance, telles que l’amélioration du climat des affaires, la mobilisation accrue des recettes fiscales, ainsi que le renforcement des politiques sociales et environnementales. En outre, cette décision du FMI envoie un signal fort aux partenaires multilatéraux et investisseurs internationaux quant à la solidité des engagements pris par les autorités béninoises.
Au-delà de l’aspect technique, cette prolongation est perçue comme une étape stratégique pour sécuriser la trajectoire économique du pays à moyen terme et ouvrir la voie à de nouvelles conventions de soutien qui permettront de poursuivre les chantiers de développement prioritaires du Bénin, allant de l’infrastructure à l’inclusion sociale.
Par la Rédaction

